31 juillet 2011 22h30 · Louise Trudel
À propos l'article Voir Tous les soleils
Comme j'ai aimé ce film ! Alessandro, père d'une belle et attachante adolescente vit encore dans le passé de sa conjointe défunte. Il est merveilleux dans toute la générosité qu'il offre aux autres, à ses amis comme à des malades pour qui il fait la lecture. Son noyau familial, à part sa fille qu'il couve en père poule, est constitué de son frère, un artiste anarchiste sympathique, qui donne un coup de main à la maisonnée mais qui est aussi de grande connivence avec sa fille. Leur but est qu'Alessandro soit heureux, se sorte de son passé triste et qu'il redécouvre l'amour. Il y a parfois de ces discussions animées dans ce trio.
Tout est beau dans ce film, les images, la musique et même les dialogues italiens. Nous y ressentons tour à tour l'empathie, l'inquiétude, la tristesse, la joie et l'amour. Les êtres aimés, les vivants comme les morts, font de leur présence en nous les personnes que nous sommes. Philippe Claudel réussit à nous émouvoir avec tous ces soleils, ceux de l'aube comme ceux du midi.