27 février 2011 23h42 · Louise Trudel
À propos l'article Voir Biutiful
Dans ce film, le réalisateur Alejandro González Inárritu, réussit à nous montrer les défauts de l'humanité sous plusieurs formes. Au travers d' une trame sociale, il nous entraîne dans la clandestinité de travailleurs, parmi les sans-papiers, la contre-façon, la drogue et l'appât du gain. Notre homme c'est Uxbal. Un homme malade physiquement, père de deux adorables enfants qu'il partage avec une mère malade elle aussi, psychologiquement. Le quotidien est sombre, le passé lourd de crocheries, de mensonges et l'avenir est paniquant. Quelques rencontres paranormales nous montrent qu'il est loin d'être banal Uxbal et qu'il sait profiter de tout. Évidemment, nul ne peut échapper aux pronostics médicaux et l'étau se resserre rapidement autour du père de famille. Nous assistons tantôt à des scènes déchirantes de tristesse comme à d'autres fort touchantes où le bonheur des enfants est fragilisé par tout ce climat. La confiance qu'on met en quelqu'un et la vengeance qu'elle reprend par la trahison contribuera à charger en émotion la fin de ce film. Oui, j'ai pleuré. Pleuré sur la misère humaine, sur la laideur de l'abus, sur la mort et sur la beauté des visages de ces deux enfants.