3 mars 2011 18h57 · Lise Bourassa
À propos l'article Voir Ghost Writer (The)
Écrire une biographie dans l’ombre sans que son nom y soit mentionné devient très souvent le gagne-pain des écrivains talentueux non connus. Étiquetés comme, étant des «nègres fantômes», car ils n’apparaissent jamais au grand jour, ils se doivent d’être discret, rapide, géniaux, et s’effacer le plus tôt possible. Mais encore faut-il connaître quelques détails personnels de l’individu en question, surtout s’il s’agit du premier ministre britannique, qui soit dit en passant est accusé de crimes de guerre. Lentement, l’obscur personnage découvre le sort réservé à son prédécesseur, puis s’enfonce un peu plus chaque minute dans les ténèbres sentiers d’un homme sans scrupules. Et le piège se refermera telle une souricière, c’est l’impasse totale. Ainsi, chaque seconde devient précieuse, car elle devient à tout instant l’ultime possibilité de s’en sortir. Cependant, la finale risque d’en surprendre plusieurs, car l’écrivain fantôme décodera très aisément un secret le mieux gardé.
Un véritable suspense palpitant, aucun temps mort, des dialogues bien conçus, un synopsis étoffé, et une histoire crédible. Deux heures de pure adrénaline, qui témoigne encore une fois que Roman Polanski n’a rien perdu de son génie.