23 février 2010 15h03 · Lise Bourassa
À propos l'article Voir Sept jours du talion (Les)
Un homme sans histoire, possédant un bon travail et une gentille petite famille, se fait pourtant kidnapper une valeur inestimable : sa fillette de sept ans! Cette dernière étant massacrée (violée, mutilée et tuée) ne sera retrouvée qu’environ une semaine plus tard dans un bosquet non loin de chez elle. Étant un honnête citoyen, ayant foi en la justice des hommes de la loi, il prendra conscience du peu d’intérêt de l’ampleur de la situation! Ainsi, la part de noirceur germera pour les parents blessés, seul le père passera aux actes. Un jour de souffrance contre une année de vie de sa gamine! Un excellent long-métrage, qui nous renvoie à l’ignorance de la cruauté humaine, aux sentences bonbon, aux psychopathes (pédophiles) gagnant leurs quelques minutes de gloire, mais avant tout à la bête humaine, qui sommeille toujours en chacun de nous : «La vengeance vous a-t-elle soulagé? NON! Le regrettez-vous? NON!» dira à la fin du film la «/victime/bourreau»? Patrick Senécal (notre Stephen King québécois) nous offre une œuvre qui reflète la réalité si peu fictive de l’horreur quotidienne, pourtant trop souvent banalisé et classé parmi les faits divers.