5 décembre 2009 16h39 · Lise Bourassa
À propos l'article Voir Emporte-moi / Sweep Me Off My Feet
L’exposition du MNBA a réussi par divers tableaux à nuancer la gamme d’émotion qui gravite autour de ce sentiment. Ainsi que plusieurs bandes magnétoscopiques contribuent à finaliser ce concept, celui dont on définit par cette attirance physique entre les êtres humains : l’Amour! La passion pour chacune de toutes espèces vivantes : humains, animaux, et oiseaux! On orbite vers l’altruisme, cet amour qui se transcende aux autres : la compassion, le don de soi et la convivialité! Quelques bandes sonores accompagnent chacune de ces séquences. Dès l’entrée, on voit une jeune femme, sculptant un oignon en forme de rose. Un torrent de larmes nous fait bien saisir que cette fleur possède plus épines que de pétales. Arrive alors ce parallélisme, celui qui cherche à convainque que l’acte dépasse sa définition première. La marchande d’amour qui vend son corps afin de convaincre l’autre qu’il peut être aimé. L’amour unitif, celui qui se cloitre dans le mutisme afin d’émaner une parcelle d’énergie qui éclairera toute la communauté. Puis une deuxième trame sonore très symbolique d’une durée de 8 minutes nous fait visionner un couple dont chacun a besoin du souffle vital de l’autre pour survivre, tout en récitant des litanies : osmose totale! L’ultime aspiration/respiration se termine par sa symbiose d’où chacun peut inhaler l’oxygène de son espace essentiel seul et doit prendre une autre voie. Malgré le cliché que la haine c’est encore de l’amour, on nous renvoie l’envers du miroir embué d’une réalité plus sombre. Cet excès de colère d’où émerge trop souvent la rage, dont seule la peine capitale sera le châtiment mérité pour soi-même (suicide) ou l’autre tant adoré à ses débuts (meurtres). N’est-ce pas l’une des raisons pour lesquelles, font-elles partie «des péchés capitaux»? Une Troisième œuvre audiovisuelle évoque autant l’Amour que la Haine. Par l’interprétation d’une chanson de Chris Asaak «Wicked Game», une voix frêle se métamorphose par la crise, le désespoir, et la mort sans qu’aucune parole n’émane des eaux troubles des profondeurs des individus. On dit qu’une image vaut mille mots. L’exposition : «Emporte-moi/Sweep me off my feet», au Musée National Des Beaux-Arts Du Québec, a été/est/sera, à mon humble avis à la hauteur de toutes attentes. Les plus coriaces comme les plus néophytes (dont je fais partie) seront comblés d’un «bonheur d’occasion», de visualiser sous tous ses angles, l’idéal/la confusion/et la déchéance.