12 juillet 2009 14h35 · Lise Bourassa
On le sait Mike Ward possède un humour corrosif. Il détient son franc-parler, et n’élude pas ses mots pour ponctuer plusieurs phrases. Les jurons comme les sacres sont les bienvenus, dans un «franglais». Comme il se doit, il était entouré de joyeux lurons de très hauts calibres, qui n’avaient pas non plus peur de s’exprimer…directement? Il s’agit de : Peter MacLeod, Martin Matte et Sylvain Laroque. Également faisant partie d’une excellente relève : Gérémy Demay, Étienne Dano, et Dominic Paquet. Une énorme surprise fut faite à Éric Savail, l’obligeant à monter sur scène. On s’interrogeait sur le malaise de ce dernier… Puis, on se rendit vite compte que cela faisait partie du spectacle, car il finit par imiter Louis-José Houde et Normand Brathwaite. Mike et son complice Patrick Groulx sabotent littéralement le numéro de Pierre Hébert en lui faisant goûter aux joies de fêter l’anniversaire d’avoir ruiné leur duo de l’année précédente. Un seul hic : un profond malaise devant les propos de Cédérika et toutes les Huguette du monde! Le mot de passe de la soirée étant : sans aucune censure, il fallait s’attendre à plusieurs mises au point avec des journalistes et beaucoup d’autres! Bref, il reflète une singularité d’une bonne partie de Québécois. Il nous renvoie la face cachée d’une vision publique dont beaucoup d’individus tentent d’ignorer. Provocateur caustique, caricatural au plus haut degré, c’est par le biais d’un rire cinglant que parfois, on réalise que la barrière culturelle n’est peut-être pas aussi difficile à franchir.