15 novembre 2009 10h22 · Suzanne Mongrain
À propos l'article Voir Pirate Radio
C’est drôle. Radio pirate m’a rappelé Sideways. Vous vous souvenez ? Ce film qui racontait l’histoire d’un type qui amenait un copain faire le tour des vignobles et découvrir le merveilleux pinot noir. Il avait remporté l’oscar du meilleur scénario adapté. Bref, Radio pirate joue dans les mêmes plates-bandes. Si la mise en situation est quelque peu particulière, histoire s’articule autour des petits riens du quotidien, de ses aléas, désirs et plaisirs, du foisonnement des relations interpersonnelles qu’il occasionne.
C’est ainsi qu’à la fin des années 60, une équipe de joyeux DJ vivent à bord d’un vieux rafiot à partir duquel, ils se relaient pour alimenter l’Angleterre de musique rock 24 heures sur 24. Mais voilà que cela ne plaît pas du tout au gouvernement. Arrive alors le jeune Carl, à travers lequel nous partirons à la rencontre des différents protagonistes. Et, croyez-moi, il y a de quoi faire car, avouez-le, il faut une personnalité bien particulière pour accepter de vivre ainsi, jour après jour, en marge de la société.
Le film se situe également à l’époque de la révolution sexuelle. Les jeunes femmes viennent de découvrir la pilule et, comme le SIDA n’existe pas encore, aucune MTS ne risque de les faire mourir.
Il s’agit donc d’une histoire peu banale, une forme d’étude sociale qui s’actualise dans le plaisir. Et, lorsqu’on parle d’une production semblable, impossible de passer sous silence la délicieuse trame sonore que nos fabuleux DJ s’ingénient à nous faire découvrir.
Donnez-vous la chance d’embarquer sur cette sympathique galère. Vous prendrez plaisir à vous laisser emporter par la vague. En tout cas, pour ma part, j’y ai passé un très agréable moment.