12 octobre 2009 17h34 · Suzanne Mongrain
À propos l'article Voir Cairo Time
J’ai eu la chance inouïe d’une courte escapade au Caire au printemps dernier. J’ai donc été fortement interpellée par la bande annonce de Cairo time. J’ai eu envie de confronter mes souvenirs à cette vision cinématographique.
Je vous parlerai peu de cette histoire d’un amour naissant et inassouvi qui, à force de subtilité, n’a peut-être pas toute l’intensité qu’on aurait pu souhaiter. Je vous dirai plutôt la justesse des images et de la luminosité. J’ai ainsi retrouvé toutes ces rues aux configurations étonnantes, tantôt splendeurs d’architectures monumentales, suivies d’autres quartiers regorgeant de constructions d’une étonnante laideur.
J’ai trouvé que la circulation, dans le film, s’avérait bien moins dense que dans mon souvenir. Il est probable que le tournage n’ait pu avoir lieu aux heures d’achalandage, alors que les voilà à 5 véhicules de large sur les 3 voies prévues. Et que dire du bruit ! J'imagine que pour entendre les dialogues, il a fallu éclipser le concert de klaxons perpétuel. Car il faut savoir qu’aucune règle ne gère le trafic, au Caire. Même les feux rouges n’arrêtent personne. Il règne donc un boucan incroyable alors que chacun s’efforce de signaler sa présence. Totalement affolant !
J’ai aussi retrouvé avec émotion les couleurs et le désordre du bazar El Khalili, le plus grand bazar du moyen orient. Un véritable labyrinthe qui peut facilement devenir très inquiétant. J’ai souri de voir Juliette y faire l’acquisition d’un cartouche, ce bijou dont la forme reproduit celle qui identifiait les pharaons à la porte de leurs tombeaux. Un incontournable!
Et comme j’ai ri lorsque Juliette se fait réveiller par l’appel à la prière. C’est tellement typique ! Il résonne 5 fois par 24 heures, de jour comme de nuit. Et, croyez-moi, on ne s’y fait pas. Je me suis aussi amusée à regarder Juliette déambuler seule dans la rue. Je saisissais très bien le sentiment qui l’envahit alors qu’elle se retrouve suivie par tous ces hommes, de plus en plus nombreux, de plus en plus près, jusqu’à pouvoir lui chuchoter à l’oreille… Pas très rassurant !
J’ai pris plaisir à retrouver le Nil, joyau rafraichissant niché au cœur de la ville, si agréable à apprivoiser, alanguie, comme Juliette, au creux d’une felouque. Et les premières images des pyramides qui surgissent depuis la route, peu avant qu’on ne s’en approche assez pour prendre conscience de leur gigantisme. Impressionnant !
Bref, si les images de ce film vous attirent, vous avez une excellente idée de ce que le Caire vous réserve.