Broken Bells: créativité en flagrant délit d’inspiration

11 mars 2010 14h00 · Jimmy Chartrand

À propos l'article Voir Broken Bells

 J'en ai parlé il y a de cela déjà plusieurs mois, mais c'est officiel, l'excellent premier disque de Broken Bells, cette collaboration entre James Mercer de The Shins et Brian "Danger Mouse" Burton est sorti cette semaine.

Que ce soit en édition simple ou en édition "Musical Box" limitée incluant posters, livret, trame sonore exclusive, cartes postales et compagnie, qu'on se le procure, autant dire tout de suite que le contenu original reste extraordinaire.

Improbable en quelque part, on doit avouer qu'on ne s'attendait pas à une telle surprise, mais dès que la nouvelle fut annoncée, on se doutait bien que le résultats serait prometteur. Un des meilleurs producteur, DJ, multi-instrumentiste et j'en passe, associé non seulement d'amitié, mais de musique avec le membre d'un des groupes les plus influents de la scène underground? Non. Impossible que ce soit ordinaire.

Les dix pièces de l'album nous accordent effectivement raison.

Groovy, expérimental, par moment plus électro ou plus classique, le pop envoûtant et accessible auquel nous convient les deux habitués de musique plus underground est franchement rassembleur. Sans oublier que les paroles et les nombreux refrains particulièrement "catchy" ont tôt fait de nous piéger dans un désir sans-fin de réécoutes hautement satisfaisantes.

Impossible de ne pas reconnaître autant les sonorités de The Shins que les tiques de Danger Mouse, mais le mariage des deux styles est idéal et créent sa propre musicalité à laquelle on adhère sans hésiter.

Après un The High Road qui charmait déjà sans conteste, et un Vaporize encore plus réussi, on jubile sans aucunes hontes face à Your Head is On Fire, pièce évolutive et pleine de surprises.

Quoiqu'un peu court, les quelques quarante minutes de l'album nous mènent toujours plus loin vers des recoins toujours insoupçonnées et auxquels on ne s'attendait pas nécessairement à rencontrer.

Par exemple lorsque James Mercer pousse sa voix sur The Ghost Inside ou lorsque les sublimes premières notes de The Mall & Misery, extraordinaire et incroyablement accrocheuse pièce de clôture, se font entendre.

Heureusement, avant d'arriver à ce triste signe de départ, on à droit aux nombreuses Sailing To Nowhere, Trap Door, Citizen, October et Mongrel Heart qui ne font en aucuns cas baisser le rythme très bien établi qu'offre ce premier album éponyme d'une collaboration qu'on souhaite immortelle.

En somme, un album grandement réussi qui prouve le mieux qu'il peut arriver lorsque deux grands esprits se rencontrent. Déjà un des très bons albums de l'année qui roule déjà en boucle dans le lecteur alors qu'on espère tout de même que les deux collaborateurs ne laisseront pas pour autant tomber leurs projets respectifs puisqu'après tout, on ne voudrait pas dire adieu à jamais à The Shins et à Gnarls Barkley, mais tout de même, s'ils parviennent à alterner tous ces projets, ce sera définitivement le meilleur de tous les mondes.

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