5 décembre 2010 17h36 · Johanne Morrisseau
J'avoue d'emblée que je le connaissais à peine. Une ou deux chansons
écoutées dans le iPod d'un copain, alors qu'on se la coulait douce
étendu sur l'herbe verte du cimetière du mont-royal, n'avaient pas fait
de moi une fan.
La vraie rencontre s'est tenue chez moi en
soirée, cette semaine, alors que je venais de télécharger Les atomes
via iTunes. Ça faisait longtemps que je n'avais pas écouté, sans me
lasser, et en boucle, un même cd. C'était bon signe. Les atomes se sont
faufilés en moi en de chaudes mélodies douces, groovantes, toujours
sensuelles de Monsieur Léon, illuminant ainsi sa poésie qui se décline
en désir (Va savoir pourquoi), avec fougue (Je te prends par les
cheveux), sans parole (Les atomes), avec grâce (Un lac). Le déclic a eu
lieu.
Les atomes et moi sommes devenus complices. Avec des
arrangements originaux, une musique qui transporte (le piano au début
de la chanson Un lac est magistral) des musiciens hors pair, des mots
choisis, parfois drôles, souvent lucides, Les atomes est un opus
magnifique, peaufiné avec délicatesse et humour, aussi éclatant et
coulant que le beau sourire de M. Léon, Les Atomes nous transporte là
où il fait bon, telle une douce folie.