18 octobre 2009 17h28 · Johanne Morrisseau
À propos l'article Voir Metric
Le dernier show que j'avais vu et qui avait démontré autant d'énergie sur scène – avec des tounes qui s'enchaînaient et mettaient en présence un dynamo comme leader de scène – avait été celui de Dumas il y a peut-être deux ans de ça.
Depuis j'avais vu d'autres shows, surtout celui de Radiohead au parc Jean Drapeau que j'ai adoré avec un Thom Yorke plus grand que nature. Mais parfois, un show, c'est plus que d'avoir la meilleure musique qui nous entre dans les oreilles et de voir l'idole qu'on admire, c'est aussi avoir sous les yeux une performance autant physique que musicale. Si Dumas avait réussi l'exploit il y quelques années, Metric avec sa flambloyante et inépuisable Emily Haines obtient à mes yeux la palme d'or pour le show le plus trippant de cette année. Metric a littéralement embrasé le Métropolis samedi soir.
Quel show ! Je dois avouer que c'était la première fois que je les voyais en spectacle, mais j'écoute Metric depuis que j'ai découvert le premier album solo de Miss Haines, en 2006. J'avais vu le show solo de Emily Haines au théâtre Outremont pour son cd Knives Don't Have your Back, elle était intensément viscérale devant son piano, l'émotion à fleur de peau certes, ces chansons ne demandant pas d'elle une explosion de mouvements sur scène, qu'une forte présence qu'elle a naturellement.
Mais samedi soir pour le deuxième spectacle 'sold out' au Métropolis, j'ai eu droit à la Emily Haines showgirl, énergique, une dynamo ! Accompagnée de ces quatre accolytes, dont le co-fondateur de Metric et excellent guitariste James Shaw, Emily Haines a démontré à quel point elle était une bête de scène, enfin, déesse de scène lui irait mieux.
Affublée d'une mini robe scintilliante, chaussée de bottillon aux talons plats, elle était superbement sexy sans minauderie. Elle possède la scène et elle possède la voix qui font que durant à peu près deux heures de show aucune minute ne semble de trop.
Si Metric venait présenter leur dernier opus, Fantaisies, ils ont été généreux pour leur nombreux fans Montréalais en offrant plusieurs chansons de leurs précédents albums. Il fallait voir le parterre s'enflammer dès la première chanson, Twilight Galaxy. Tout était acquis pour Metric. Et de voir Emily Haines qui sautille, bouge, chante, joue du clavier, se déhanche, et toujours, sa voix est juste, limpide, et sa mini-robe qui ne semble aucunement la gênée dans ses mouvements, elle est vraiment un aimant sur scène. Mais comme je suis une femme, j'ai également jetée un oeil sur James Shaw, Joules Scott-Key (le batteur, très habile) et Josh Winstead (la basse et clavier). Même si Emily prend toute la place sur la scène, ils ne sont pas pour autant effacés.
Adorée : la version acoustique de Combat Baby en rappel.
Metric, peut-être que le groupe ne réinvente pas le genre – tout dépend des opinions. Ce qu'on peut être certain c'est que Metric, avec Fantaisies et leurs oeuvres précédentes, fait de la musique qui se veut tout de même différente de plusieurs autres groupes dits indie rock, indie pop, etc… Plus originale, selon moi. Metric, et grâce à Emily Haines, a une âme. Et ça se sent, sur disque, mais surtout sur scène.
Belle critique du spectacle à MTL. Metric était à Ottawa le 19 octobre, dans la même ambiance, je n’avais pas lu ton texte. Merci pour ton texte directe et non journalistiquement ennuyant!