9 novembre 2010 0h23 · Jean-François Sauriol
À propos l'article Voir Tous les matins du monde
Sorti en 1991, ce film avait raflé plusieurs Césars, en France. J'ai dû le voir quatre ou cinq fois, dont une récemment, avec ma fille. Elle et moi, on joue tous les deux du violoncelle et je voulais lui faire voir ce superbe film, dont une des vedettes est la viole de gambe, l'ancêtre du violoncelle.
Il n'y a pas que la musique qui vienne me chercher, dans ce film. L'amour y est très présent : Monsieur de Sainte-Colombe ayant perdu sa tendre épouse, il se réfugie dans la passion de la musique, en élevant ses deux filles dans la fermeté mais aussi une certaine forme de tendresse maladroite. Le roi et sa cour veulent le voir, lui il se terre.
Arrive le jeune Marin Marais, qui veut apprendre la viole du maître. Après bien des péripéties, dont une période d'idylle avec la plus âgée des filles, Marais doit quitter pour être engagé à la cour. Il reviendra plus tard pour écouter son ancien maître de musique, en cachette…
Le film est imprégné de nostalgie et de tristesse, mais le portrait est si beau et si doux, pour les yeux comme pour les oreilles. Si vous ne l'avez pas vu, ça manque à votre culture!