16 septembre 2010 15h27 · Jean Rousseau
Un voyageur sidéral qui s'apercevrait de l'état lamentable de notre justice croirait avec raison que nous sommes encore enlisés dans la primitivité. À quoi tient ce malheureux retard qui brise tant de vie? Il y a une correspondance certaine entre l'évolution collective et celle d'un enfant, (1). Par exemple, ce dernier, ne verrait rien d'anormal de s'imposer juge dans un confit où il se trouverait lui-même impliqué. On saisit dès lors que certains adultes ne se comporteraient pas plus sagement que notre jeune. Ce qui les différencierait toutefois de ce dernier, se trouverait une capacité plus élaborée à défendre leur conduite, (dimension horizontale). Le cybernéticien Gregory Bateson parlait de la verticalité de la conscience. Si cette dernière se trouve si difficile à atteindre, c'est précisément parce que le milieu fonctionne grâce à une certaine injustice et que ceux qui en tirent avantage ne sont pas près à lâcher le morceau, (ex. : les talibans). Il existe aussi un processus homéostatique par lequel la majorité s'en remettra plus volontiers aux normes du milieu, (comme les caméléons). Pourtant, il ne s'agirait que de suivre respectueusement et courageusement notre sens de la justice pour entrainer des changements au niveau de la société. Peut-être devrions-nous tasser ce bois mort ou pourri afin de laisser place à des éléments sains. J'ai l'impression nette que lorsque la paye rentre peut importe ce qu’il adviendra, il s’ensuit le plus souvent de l’inertie… La situation entrepreneuriale garantirait selon moi le dépassement tant souhaité. Pour s'assurer de s’aligner le plus fidèlement possible sur la loi naturelle, de puissants tests de personnalité assortis d'entrevues avec des experts zélés permettraient de sélectionner que les candidats les plus aptes. (1) Freud soutenait que la phylogénèse correspondait à l’ontogénèse. Jean Rousseau, B. Ps. consultant en psychologie du développement. courriel : jeanrousseau1956@live.ca