Est-il permis de critiquer LA DIVA, CD?

15 octobre 2011 12h11 · Jean-Serge Baribeau

Lors de l’émission «Tout le monde en parle» du dimanche 9 octobre 2011, René Angélil a eu un élan de colère lorsqu’il a rappelé que dans une émission de Radio-Canada, on avait osé inviter des personnes qui, ô horreur, s’étaient permis de critiquer la diva et de ne pas éprouver une admiration inconditionnelle pour la «fine fleur» du vedettariat international.

Cela m’a choqué et irrité.  Il est clair que Monsieur Angélil, depuis presque toujours, stigmatise, censure et boycotte ceux et celles qui osent critiquer la star planétaire.  Il a son «catalogue» (ou «black list») dans lequel se retrouvent les noms des individus ou médias (comme Le Devoir) qui n’éprouvent pas une admiration totale et béate pour celle qui est l’épouse et la «protégée» du grand imprésario (et parrain).

J’ai aussi été déçu de l’attitude scandalisée de plusieurs des autres invités qui, de manière flagorneuse et obséquieuse, approuvaient, sans aucun recul critique, le moindre des propos du «godfather», du petit «maître du monde». On venait, un peu avant, de parler de la nécessité, en art, de la transgression et de la «dissidence». Décidément!

Personnellement je sais que Céline a du talent et de la ténacité.  Et je respecte cela.  Mais le show-business plutôt mielleux et passablement conformiste, ce n’est pas ma tasse de thé, ce n’est pas mon genre.  Et je n’aime pas l’attitude hautaine et contrôlante d’une certaine coterie québécoise (PKP, René, Julie, Céline, etc.) qui se voudrait intouchable et «incriticable».

Jean-Serge Baribeau, sociologue des médias

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