20 juin 2011 15h36 · Jean-Serge Baribeau
Merci à Aurore Lehman d'avoir souligné aux lecteurs de VOIR l'existence du numéro 88 de la brillante revue COMMUNICATIONS, numéro portant sur LES CULTURES DU NUMÉRIQUE.
Cela fait longtemps que je connais cette brillante revue, fondée par deux des intellectuels français que j'admire le plus: le merveilleux Roland Barthes qui a analysé, avec brio et finesse, les MYTHOLOGIES du milieu du vingtième siècle.
Et que dire du tonifiant Edgar Morin, intellectuel honnête et talentueux qui «nous» a appris que réfléchir, c'est nécessairement PENSER LA COMPLEXITÉ, le mot «complexité» ne signifiant pas que la réalité est compliquée, c'est-à-dire difficile à comprendre! Le mot «complexité» veut seulement dire qu'une bonne analyse ne peut pas et ne doit pas être simplificatrice. En effet, tous les objets d'étude (sociaux, culturels et autres) sont multidimensionnels et la réflexion pertinente doit prendre en compte ce côté multidimensionnel.
Je me réjouis aussi de la présence de l'intellectuel (et psychanalyste) Serge Tisseron parmi ceux qui ont participé à ce numéro essentiel, me semble-t-il, de la revue COMMUNICATIONS.
La culture numérique est en train d'occuper une bonne partie du terrain (ou territoire) culturel et artistique et il est important que des penseurs de haut calibre (pas nécessairement abscons ou prétentieux) se décident à proposer de solides analyses qui ne soient pas totalement négatives ou bêtement approbatrices.
Alors, je me permets de penser, comme Antonio Cassili (qui a dirigé ce numéro spécial de la revue), que: «Aujourd'hui, on a un ensemble de chercheurs qui, au-delà de la question de bien ou de mal, observent de quelle façon ces technologies reconfigurent notre réalité».
Je vais donc acheter et parcourir et lire ce numéro 88 de la revue COMMUNICATIONS. À moins d'une magistrale erreur de ma part je pense que je vais apprendre beaucoup en prenant connaissance d'une brochette diversifiée de textes, d'analyses, de visions et de points de vue.
Je vais donc me procurer, dans les meilleurs délais, cette revue qui a toujours été de très haut niveau.
Jean-Serge Baribeau, sociologue des médias