12 mars 2010 10h44 · Jean-Serge Baribeau
Je vais éventuellement lire ce livre de Yasmina Khadra. J'ai déjà lu et apprécié certains de ses livres, très révélateurs, passablement lucides et bien écrits.
Mais si je me fie à l'entrevue que je viens de lire, je pense que Khadra confond tout. J'aimerais bien savoir quel est le lien entre la modernité et une certaine décomposition de nos univers. D'ailleurs qu'est-ce que c'est, cette fameuse modernité dont on parle beaucoup depuis un siècle ou deux?
Khadra est pessimiste et c'est son droit le plus respectable. Quant à moi j'apprécie peu ce pessimisme presque totalitaire qui paraît très bien dans certains cercles. On sent aussi cette vieille accusation du méchant Occident qui serait responsable de tous les maux. On fait appel au sanglot de l'homme blanc.
Aussi, je ne pense pas que Khadra connaît très bien l'univers des clochards. Et moi non plus! Il utilise les clochards et la clochardisation pour étoffer sa thèse que je trouve un peu simpliste. Mais je me trompe peut-être.
JSB
Votre petit billet, Monsieur Baribeau, par la justesse de son propos et des considérations qui en découlent, m’a mis sur la voie du mien. Le mien s’attardant principalement sur la « connaissance ». Cette « connaissance » que nous pensons avoir de ceci ou de cela.
En somme j’estime que, plus souvent qu’autrement, nous nous trompons en ce qui concerne des tas de choses. Bien involontairement, possiblement, mais néanmoins nous pateaugeons allégrement dans l’erreur. Sans nous en rendre compte.
Et puis, la modernité n’est jamais que la modernité du moment, une notion illusoire qui, dans les faits, n’est que la répétition de nos illusions de tous temps…
En terminant ce commentaire, permettez que je vous dise bien simplement que j’apprécie toujours vos interventions. Vous êtes un homme sensé, du type qu’il nous faudrait davantage en ce monde!
Bonnes journées!
Monsieur Perrier, j’ai bien apprécié vos réflexions sur la connaissance et je vous remercie des propos que vous «commettez» vis-à-vis de votre humble serviteur.
JSB
Je viens seulement, cher Monsieur Baribeau, de prendre connaissance de votre réponse à mon commentaire, ayant été trop occupé par des tas de bêtises…
Merci pour ce que vous pensez de mes réflexions sur la connaissance, encore que je n’aie vraiment que soulevé un tout petit pan de ce que je pourrais en dire…
Mais l’occasion d’élaborer davantage se présentera sûrement. Et – peut-être – pourrons-nous alors échanger d’autres pensées sur la question. Ce qui serait un plaisir, en ce qui me concerne.
Au plaisir!