17 juin 2009 10h11 · Jean-Serge Baribeau
Permettez-moi, Monsieur Bourbonnais, de vous dire que j'ai dégusté votre phrase: «Dieudonné disparaîtra de la carte quand ceux qui le trouvent drôle cesseront de se prendre au sérieux».
C'est «drôle» et profondément pertinent!
Francis Picabia a déjà écrit: «Les gens sérieux ont une petite odeur de charogne».
Et Simone de Beauvoir y est allée de: «L'homme sérieux est dangereux; il est naturel qu'il se fasse tyran».
Or, je pense que Dieudonné est plus sérieux que drôle, sérieux dans le sens le plus toxique et le plus dévastateur (pour l'intelligence humaine).
Aussi, Monsieur Bourbonnais, vous me parlez de Normand Baillargeon et vous vous demandez pourquoi il n'accepte pas les idées autres que les siennes. Ma réponse serait la suivante: dans l'ensemble, les groupes qui veulent «sauver le monde» sont convaincus qu'ils sont les seuls à avoir découvert la route du paradis. Ici, tenant ce propos, je pense à Milan Kundera: «… les régimes criminels n'ont pas été façonnés par des criminels, mais par des enthousiastes convaincus d'avoir découvert l'unique voie du paradis».
Cela étant dit j'apprécie beaucoup des idées de Baillargeon. Comme je ne connais pas personnellement Baillargeon, je ne pourrez, M. Bourbonnais, lui transmettre votre message.
Mes meilleures salutations, Jean-Claude Bourbonnais!
JSB