23 août 2011 11h49 · Gilles Roberge
À propos l'article Voir Armand Vaillancourt
Nul doute que le nom d’Armand Vaillancourt éveille en vous un lien avec les arts visuels. L’exposition ¨On n’a pas de printemps à perdre ¨présente plusieurs pièces de cette légende vivante dont la créativité s’associe assurément à une force et à une énergie qui semblent inépuisable. Derrière les œuvres, il y a un citoyen engagé dans la défense des droits sociaux, culturels et environnementaux. Loin de s’assagir, l’artiste poursuit ses interventions dans la deuxième et dans la troisième dimension. Véritable brasseur d’idées, il n’a pas la langue dans sa poche et dérange le milieu institutionnel des arts. Présentant des œuvres récemment conçues, on peut percevoir le tracé d’un bourdon qui emprunte plusieurs chemins afin d’exprimer sa fougue. La force de ses bronzes est remarquable. Organisé de façon totémique, des fragments de mousse de polystyrène semblent être vaporisés avec de la peinture dorée, mais il n’en est rien. Il s’agit d’un alliage de cuivre et d’étain qui prend vie et qui nous fait réaliser qu’un bronze peut prendre la personnalité d’un matériau ultra léger. En ce qui concerne ses tableaux, ceux-ci sont tourmentés par le geste et racontent la trajectoire d’une pensée rebelle à travers des coloris intenses. On peut voir également dans cette exposition les œuvres de 16 autres artistes, dont Miles Davis, Diane Dufresne, Alfred Pellan, Yves Archambault et Zilon. De son deuxième étage, la galerie offre un panorama surplombant la grande place du quartier des spectacles… intéressant. Ainsi ce quartier est devenu avec le temps, des travaux majeurs et mille et un détours pour les piétons et les automobilistes une sorte d’ouest magnétique qui attire les foules au gré des événements culturels de notre ville festive.