20 avril 2011 7h48 · Gilles Roberge
À propos l'article Voir Onde de choc
Le langage non verbal du corps est sans contredit une pensée ou une parole qui provient de l’âme. Chacun des univers corporels présents dans ¨Onde de choc¨ soumet son fluide viscéral à une accélération cardiaque entrainant une vibration sonore orchestrée. Une transmission se développe alors et courtise le bilan énergétique des danseuses et des danseurs avides d’un partage physiologique. La scénographie sobre, mais solide vibre par des insertions musicales qui donnent le pas à ce marathon chorégraphique qui progresse à une fréquence soutenue. À travers l’épanouissement personnel et social des identités présentes, les gestes et les mouvements s’emballent et provoquent une sorte d’arythmie face à certains élans passionnels. ¨Onde de choc¨ capte et module le son du cœur, le glissement des corps ainsi que le souffle court d’un parcours obligé. Accompagné par un éclairage bien nuancé, le traitement sonore et la composition électroacoustique constituent en quelque sorte le plasma sanguin de ce spectacle. La fluidité des états humains fusionne avec la complicité des mouvements exprimés. Cette transfusion de corps à cœur vivifie le spectateur jusqu'à une finale où les artistes ont la main sur le cœur et le sang sur le corps. Ainsi à travers cette gymnastique émotionnelle, ¨Onde de choc¨ oxygène le regard qu’un être humain devrait avoir envers un autre être humain et lui rappelle que son véhicule corporel et spirituel a besoin de nutriments émotionnels afin de tendre vers des réalisations qui le font grandir.