24 février 2011 13h32 · Gilles Roberge
À propos l'article Voir André Lemire - Les arpenteurs
¨C’est en forgeant que l’on devient forgeron¨ nous dit le proverbe et par la force des choses, c’est par l’obsession que l’on devient obsessif. Mobilisée par un mouvement de suspension, cette gentille cohorte de poissons en papier me rappelle les écrans au plasma que l’on peut apercevoir voir dans les commerces d’électronique. D’ailleurs, on peut y voir régulièrement des scènes de la vie marine où la faune se livre à un ballet évidemment en haute définition. Pour le grand plaisir de nos yeux, ¨les arpenteurs¨ d’André Lemire n’ont cependant pas besoin de terminal afin d’offrir une vision raffinée et hypnotique d’un voyage au cœur de la réflexion. On peut y faire différente lecture puisque si l'on extrapole un peu et que l’on situe ce banc de poissons dans son élément naturel, nous comme observateur, se retrouvons donc par le fait même dans une sorte d’eau-delà. Rien de moins afin d’accéder à la rigueur de la complaisance du geste répété qui mène inévitablement à une satisfaction dans la réalisation d’un projet. Tel un mantra procurant à son créateur une certaine habileté maitrisée, cette installation dynamique nous propose un plongeon au cœur de nos consciences en nous entrainant dans une sorte d’ivresse aquatique. Ainsi, on peut voguer et se laisser dériver sur notre propre nature avec d'un côté nos réalisations constructives et de l'autre, nos irresponsabilités comportementales envers l’environnement. Après tout, il ne faut tout de même pas oublier que notre or bleu a permis aux premières formes de vies d’évoluer alors….