11 décembre 2009 12h43 · Gilles Roberge
À propos l'article Voir Corps intérieur
" Corps intérieur " de David Pressault nous transporte à travers une réflexion réelle et virtuelle de la sexualité. Tout comme les yeux sont le miroir de l`âme, les miroirs sont les yeux de notre corps. Tout au long de ce spectacle et même avant que celui-ci commence, un être mi-homme, mi-bête déambule et sent les personnes qui attendent de franchir la porte qui les mènera vers les entrailles du Monument National. Tel un chien flairant la confiance ou la cruauté, l`énergie intérieure évolue et aboie. La dynamique de ¨ Corps Intérieur " amène le spectateur à chorégraphier un parcours afin de devenir témoin et voyeur de différents états humains axés sur la sensualité et l`exhibitionnisme. En effet, plusieurs petites chambres fermées nous montrent l`univers des êtres qui y logent par de petites ouvertures circulaires où l`œil peut contempler des scènes à la fois sensuelles, troublantes et névrotiques. La construction des tableaux est bien orchestrée et me rappelle à l`occasion des images de l`exceptionnel spectacle de Dave St-Pierre" Un peu de tendresse bordel de merde". Il faut également souligner le travail remarquable de Michel F. Côté qui accompagne musicalement les danseurs dans cette chorégraphie technologique des sentiments humains. Ainsi " Corps intérieur" offre un festin gastronomique pour les yeux et les oreilles et comble les appétits les plus exigeants.
Voilà un beau commentaire photographique. Je vois, grâce à vous, le spectacle auquel je n’ai pu assister et, par votre référence à Saint-Pierre, puis-je présumer que le mandat que s’est donné David Pressault est de reformuler notre vision de la sexualité. Ma compréhension est-elle exact?