14 juin 2011 8h22 · Francis Hébert
Un dernier petit retour sur le cas Mathieu Boogaerts. Je n'étais pas à l'Astral mais deux collègues y étaient, de deux journaux différents. Je les ai interrogés, gourmand d'infos sur ce que je rate. ll n'était pas en forme, de son propre aveu. Il toussait avant et pendant les chansons. Pendant Le ciment, me dit-on, il a dû s'y reprendre plusieurs fois pour trouver la bonne note. Était-ce un gag? s'est demandé mon collègue qui venait juste d'arriver au spectacle. Par contre, la formule en duo basse-guitare semblait réussie. Maintenant, serait-il possible de réinviter Boogaerts dans de meilleures conditions? Avec des disques disponibles au Québec?
Passons rapidement sur le film Gerry, présenté hier en «première» au Théâtre Maisonneuve de la Place des arts. Tout le gratin présent, le tapis rouge, ça retarde les choses. C'est 45 minutes en retard que le film a commencé, me faisant par la même occasion rater encore une fois Été 67 qui jouait dehors en même temps. Les personnages étaient caricaturaux, l'histoire, peu plausible et malgré la conviction de Mario St-Amand en Gerry, c'était surjoué, son personnage n'avait l'air guère malin (euphémisme). Comme d'habitude avec ce genre de films historiques, il faut déjà connaître l'histoire pour bien comprendre… Et des zones restent volontairement floues: on passe vite sur sa mort, sans préciser de quoi il souffrait. On est censé deviner? Vous avez fait ça pour vos amis qui connaissent le sujet par coeur ou pour la postérité? Ça nous présente Gerry Boulet comme un hurluberlu dont on ne comprend pas les motivations, qui semble plus préoccupé par la drogue et l'alcool, dans lesquels il se vautre, que par sa musique. Dommage. (Ajout: lire la critique plus détaillée de ma collègue Manon ici.)
Quant à Alex Beaupain, il va falloir y retourner ce soir à 21 h, tant il ne m'a pas convaincu hier. D'abord, la formule musicale ne lui convient pas du tout: la batterie et la guitare électrique l'enterrent. Pourquoi ne pas juste garder le claviériste et la violoncelliste? Ensuite, deux artistes en une heure, c'est vraiment trop peu. En une demi-heure, Beaupain n'a pas pu faire les choses telles que promises en entrevue: c'est-à-dire ne pas insister trop lourdement sur son nouvel album. Il a juste interprété deux morceaux tirés du film Les chansons d'amour et une seule de 33 tours, un grand disque (la superbe Juste ces mots, mais pas très bien chantée). Pas de Novembre. Pas de Brooklyn Bridge. Peut-être ce soir?
