10 janvier 2010 12h28 · Francis Hébert
Ben, voilà, Mano Solo vient de mourir, à 46 ans, des suites de plusieurs anévrismes. Il a chanté la mort, le sida pendant longtemps, ça le rattrape.
Il est l'auteur d'une trilogie essentielle dans la chanson française, ses trois premiers albums, urgents, noirs et romantiques: La marmaille nue; Les années sombres et Je sais pas trop. 1993 à 1997, quelques années pour faire sa marque. Ensuite, ce sera autre chose…
Lors de son passage au Spectrum pour son premier album, il chantait assis sur un tabouret et ne faisait pas d'entracte. Ça avait été un des spectacles les plus tristes et drôles à la fois, tant Mano Solo savait manier l'autodérision et le pathos. À la fin, il était sorti de scène avec un «Salut, Montréal!» qui sonnait déjà comme un adieu tant il était affaibli. Mais il est revenu quelques années plus tard, dansant et sautillant cette fois-ci.
Pour toutes tes chansons puissantes, merci l'artiste. Et bon vent.
