14 octobre 2009 19h33 · Francis Hébert
C'est une belle histoire que nous conte le dernier numéro de Technikart. Dans son édito d'octobre, on explique pourquoi l'entrevue de Benjamin Biolay, réalisée plus tôt, ne paraîtra finalement pas dans ses pages. Un beau cas de censure et de manipulation de sa nouvelle maison de disques, Naïve.
Biolay, pour la sortie du précédent album (Trash yéyé) avait accordé à Technikart un entretien dans lequel il crachait sur tout ce qui bouge, y compris la chanson française dont il est un des meilleurs représentants. Déchaîné, le Benjamin. La une le citait: «La chanson française me débecte». Grosse histoire.
Du coup, cette fois-ci, Naïve voulait redorer le blason de son nouveau poulain, relisser son image. Naïve a exigé de pouvoir lire l'article AVANT publication. Technikart a accepté. L'entrevue a été réalisée, l'article écrit, envoyé. Les gens autour de Biolay n'ont pas apprécié le papier, ils ont empêché que ça sorte.
Si j'étais Biolay, je serais furieux d'être contrôlé ainsi. Quel beau milieu.
Le nouvel album sort bientôt en France. Pour le Québec, on ne sait toujours pas.

Dommage. L’homme semble intéressant.
L’album, double, est touffu, sombre. Comme d’hab’, quoi.
Le clip du premier single « La Superbe » est magnifique. A voir sur benjaminbiolay.com