5 octobre 2009 22h40 · Francis Hébert
À quoi sert de chanter des poèmes? Pour les alléger et surtout pour les faire descendre dans la rue. Avec une bonne mélodie, les vers s'envolent à la portée de toutes les lèvres. Villeray avait réussi avec son album consacré à Saint-Denys Garneau.
Au tour de Nelligan. Plus de trente ans après Monique Leyrac, voici un jeune homme originaire du Lac St-Jean qui repique au truc. Pour son quatrième disque, Ian Fournier a choisi seize textes de Nelligan, qu'il met en musique et chante avec une guitare classique, une acoustique et un peu de mandoline. Il fait tout sauf la basse.
C'est franchement bien fait et très beau. Moins puissant que Monique Leyrac, mais plus sobre. Ce qui ne gâche rien au plaisir. Au contraire. Du petit bonheur.
Ian Fournier, Émile Nelligan, ma pensée est couleur…
