24 mars 2008 14h30 · Francis Hébert
Aux petits comiques comme Charlebois qui s'imaginent qu'après eux le déluge, que la jeune chanson ne frémit pas de talents, je dirais:
Rendez-vous mercredi soir, 26 mars, au Divan Orange (4234 rue St-Laurent, Montréal) pour entendre Guillaume Arsenault avec en première partie Francis Roberge. Deux artistes que j'ai défendus (façon de parler, ils n'ont pas besoin de moi) dans cette colonne.
À propos d'Arsenault:
C'est le mot qui vient quand on écoute le Gaspésien Guillaume Arsenault
chanter: poignant. Des chansons à couper le souffle, à la fois simples
et lyriques. Les racines sont folkloriques mais l'énergie est souvent
rock. Métissage improbable, parfaitement réussi, entre l'hier et
l'aujourd'hui.
Bon chanteur, bon conteur, Guillaume habite
pleinement la scène, s'amuse, heureux d'être là et nous aussi. Ça
prolonge le plaisir de ses deux beaux albums, «Guillaume et l'arbre» en
2002 et «Le rang des îles» en 2006. (15 novembre 2007)
Et de Francis Roberge à l'occasion du dernier Festival en chanson de Granby:
Puis débarque Francis Roberge. Joli prénom, me dis-je, mais
est-ce suffisant pour lui accorder mon vote? Roberge se présente seul
avec sa guitare électrique (les autres étaient accompagnés par le
groupe maison) et ses pédales d'effets. Tiens, un animal solitaire, ça
ouvre déjà une brèche parmi les candidats. Et Roberge se met à chanter,
gratter sa guitare, entre rage et tendresse. Et ça marche. Ce gars-là a
un foutu talent. On pense à Dominique A encore vert, à Dumas avec moins
d'expérience. Trois chansons, très bonnes, une dernière, pas mal.
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Un spectacle à ne pas manquer dans cette fournaise qu'est habituellement le Divan Orange. Mais au moins, contrairement aux festivals d'été commandités par des gros vendeurs de fadeur jaune, la bière est bonne dans ce bar.
