24 novembre 2011 16h32 · Francine Paradis
Dès le départ, mettons quelque chose au point : Gilbert Sicotte est excellent dans son rôle de vendeur.
Cela étant dit, ce film n’offre aucune substance, il ne se passe rien. C’est la petite vie. On essaie de nous faire croire que Marcel est sensible, mais il ne l’est qu’envers lui-même. Il est vendeur avant tout. Il appelle ses clients ses amis à plusieurs reprises sauf que même s’il sait qu’un acheteur potentiel ne peut se permettre une dépense aussi énorme, (surtout si celui-ci n’a pas de travail), il essaie de le convaincre quand même qu’il doit acheter une voiture. Sa vie c’est « vendre » à tout prix pour conserver sa cote de meilleur vendeur de l’année.
Rien n’est exprimé quant aux doutes, aux regrets que Marcel pourrait avoir. Peu de réflexions, peu de dialogues. Quelques petites larmes et le tour est joué. J’ai l’impression qu’il pleure sur sa solitude. Il se console très vite du malheur qui lui arrive et qui pourrait, pour une personne normale, le mettre à terre pendant longtemps.
Si vous n’aimez pas l’hiver, n’allez pas voir ce film. On a exagéré les sons de tracteurs, de pelles mécaniques, de neige, de déblayage, bref, c’est l’hiver à son sommet.
J’ai déjà beaucoup trop dit sur un film au contenu un peu mince !