La donation

12 novembre 2009 15h53 · Francine Paradis

À propos l'article Voir Donation (La)

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Ce film
aurait pu s'intituler : « Tout le monde il est bon, tout le monde il
est gentil ».

 

Mais
commençons par le commencement.  C'est un
film d'une simplicité désarmante.  Il y a
très peu d'histoire, les dialogues eux, sont quasi inexistants, ce qui ne
constituerait pas une faute si d'autre part, c'était intéressant.

 

Les
paysages sont froids, dénudés, austères.  Quand Jacques Godin qui interprète le docteur Rainville
dit qu'il est resté en région éloignée à cause du ciel de l'Abitibi, on se
demande pourquoi.  Si j'en juge par le
film, le soleil ne brille jamais là-bas. 
C'est peut-être voulu ainsi, mais ça ne reflète pas la réalité.  Pour couronner le tout, les scènes
d'intérieur sont filmées en clair-obscur et les scènes extérieures se passent
presque toutes le soir ou la nuit. 

 

Plus
étonnant encore, je n'ai pas vu la « charité » qui servait de prétexte
à ce tournage.  La plupart des
protagonistes témoignent d'une grande bonté comme Élise Guilbault (Dr. Dion) sans
que j'y aie décelé de la charité.  Le bon
docteur fait face à des situations où elle se comporte comme n'importe quel
médecin le ferait. 

 

Somme
toute, j'ai l'impression que Bernard Émond voulait tellement montrer la
compassion du bon médecin qu'il a péché par excès.  Le bon docteur pousse si loin son implication
dans le vécu des gens qu'on y voit plutôt de l'ingérence que de la charité.  Pour une fille qui venait d'une grande ville,
c'est difficile de croire qu'elle éprouve le besoin de s'impliquer si profondément
dans l'histoire de ses patients.

 

C'est un
film plus sinistre que vrai.  Il ne nous
touche pas.  D'aucuns y verront un
message d'intériorité, de réflexion et de profondeur.  Bizarrement, je n'ai rien senti de tout cela.

 

Dans la
trilogie de Bernard Émond, son premier film sur la foi «  La
neuvaine » était beaucoup plus convaincant.  J'ai envie de lui dire :
« Meilleure chance la prochaine fois ! »

 

Classé dans :  Non classé

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    Céline Lenoir 20 novembre 2009 · 23h53

    < Ce film ne nous touche pas > dites-vous!
    En ce qui me concerne, le dernier film de Bernard Emond, m’a beaucoup touchée et à plusieurs reprises, presqu’autant que La neuvaine.L’image de la fin n’est-elle pas bouleversante?Cet enfant dans les bras du docteur exprime bien, tout l’amour du monde et toute la mystérieuse confiance ressentie par les tout-petits.
    < Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ? >
    NON! Ils ne sont pas gentils les « pushers » qui ont vendu leur saloperie à la jeune fille qui en est morte. Pas plus que ceux qui sont témoins de leur activité et gardent le silence.Dans un tel cas, le devoir d’un médecin n’est-il pas de questionner, de rechercher la vérité auprès de ceux qui se taisent et qui deviennent ainsi les complices de ces criminels? L’objectif est de conscientiser l’entourage afin d’éviter d’autres drames.
    On peut , bien sûr ne pas être touchée par ce film au rythme lent qui permet aux spectateurs une introspection sur la bêtise et la lâcheté des humains. La donation tranche avec les films sensationnalistes comme toute l’oeuvre de ce merveilleux cinéaste.
    Le sujet de ce film exigeait un certain dépouillement et aucun endroit ne pouvait, mieux que l’Abitibi offrir un tel cadre, en particulier durant certaine période hivernale. Mais ceux qui connaissent la région savent que l’hiver peut être lumineux avec ses forêts enneigées, ses lacs gelés et ses magnifiques couchers de soleil s’apparentant au fauvisme. Ils gardent à jamais, dans leur souvenir, la magnificence des couchers de soleil sur les lacs majestueux de la région Abitibienne.

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