4 novembre 2010 16h36 · Evelyne Papillon
Lorsque j'ai vu Curling au Festival international de films en Abitibi-Témiscamingue, j'ai été complètement déstabilisée. D'abord, nous venions de voir des court-métrages de quelques minutes seulement, dont certains étaient drôles, alors Curling contrastait nécessairement. En entrant dans ce film, j'avais du mal à savoir la direction qu'il prendrait. J'avais tantôt envie de rire devant le ridicule de certaines situations, le côté caricatural des personnages (à la simple vue d'Emmanuel Bilodeau portant la moustache ou déguisé en quille, difficile de garder son sérieux) et l'aspect pathétique de leur vie, et tantôt envie de pleurer en constatant que leur malaise était bien plus grand qu'il ne semblait l'être au départ. Le père et la fille complètement coupés du monde sont cependant entourés de gens bienveillants, et on sent qu'ils s'aiment malgré leur dysfonctionnement et essaient de s'en sortir à leur manière. Malgré la fin qui laisse présager des améliorations, on reste sur notre impression d'un monde très dur avec des personnages très fragilisés par la vie. C'est à voir lorsqu'on a un moral d'acier. Et chapeau aux acteurs, ils sont tous très convaincants!