9 août 2012 19h25 · Éric Tremblay
ANTIBALAS – ANTIBALAS
Fela Kuti, à sa mort en 1997, a laissé dans le deuil une horde d’Africains, en particulier des Nigérians, tous conscientisés par sa fougue face aux droits de l’Homme. Kuti communiquait ses revendications à travers l’afrobeat, une musique rythmée dont il est le précurseur. Aujourd’hui, ce style se retrouve régulièrement sur la programmation du Festival de Jazz de Montréal, mais n’est pas apprécié à sa juste valeur, plutôt par des touristes incrédules sillonnant les lieux afin d’avoir l’air in. Par chance, il y a des orchestres comme Antibalas, qui lance cette semaine un cinquième gravé homonyme, un condensé de six pièces alliant jazz, funk, soul, musique africaine et chants rassembleurs, où cuivres et orgue prédominent. Un orgue peut-être un peu trop présent sur la première pièce Dirty Money, mais dès que la basse se joint à la danse, on embarque immédiatement dans son groove contagieux. Vous n’aurez jamais entendu une ode à la femme aussi entraînante et universelle que Him Belly No Go Sweet, qui vous fera sourire à coup sûr. Les musiciens chevronnés d’Antibalas se complètent très bien entre eux, mais les chansons sont quelque peu répétitives. Les solos démontrent la grande virtuosité de chacun d’eux, mais parfois, trop c’est comme pas assez. Ceci étant dit, Antibalas est un album très estival et festif, qui respecte admirablement bien les racines du genre et la mémoire du grand Fela Kuti.
Note : 3/5
Chanson à télécharger : Him Belly No Go Sweet
Monsieur Tremblay,
La langue pratiquée par nos compatriotes québécois n’est-elle pas si souvent assez pauvre pour que les critiques ou journalistes comme vous en ajoutent une autre couche? Je fais référence ici au cliché »trop c’est comme pas assez ».
Secundo, afin de bien informer vos lecteurs, n’aurait-il pas été pertinent de mieux présenter le groupe, l’instrumentation, le type de discours qu’il tient, leur provenance…?
Est-ce que mon » cliché » était mal écrit? Cette expression fait partie du vocabulaire québécois non? Secundo, je crois que les indices étaient assez évidents pour que le lecteur puisse saisir un peu plus un profondeur le groupe dont il est question dans ma chronique. On devine bien qu’il n’y a pas de flûte de pan dans la musique afrobeat! Je n’ai de plus pas jugé nécessaire de préciser le type de discours puisque je mentionne Fela Kuti … il s’agit de faire 1+1 parfois …
Le commentaire d’Éric Tremblay est juste. Rien à redire. On en apprend des choses en lisant vos textes.
Merci pour votre support, Mr. Proulx! J’en profite par le fait même pour souligner la qualité de vos textes!
Bonne journée!
Encore merci. Vous avez une très belle plume, bravo ! bonne continuation.
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Wow merci! C’est très gentil de votre part!