20 novembre 2009 16h09 · Gary Drechou
Les Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) ont mis en lumière, entre le 11 et le 21 novembre, une centaine de films provenant d'une trentaine de pays. En attendant le palmarès officiel, voici une petite sélection parfaitement subjective…
1. OLD PARTNER (2008), première œuvre du Sud-Coréen Chung-Ryoul LEE

Présentation d’Helen FARADJI :
Plus qu’un outil de travail, un véritable ami, une âme sœur. Voilà comment M. LEE, un paysant sud-coréen de 79 ans, envisage son bœuf, qui partage sa vie depuis quarante ans. L’intensité de leur relation est telle qu’elle met parfois en peril celle du fermier et de sa femme qui s’en plaint amèrement ! Intimiste et d’une sensibilité rare, Old Partner, premier documentaire réalisé par Chung-Ryoul LEE, suit la vie de cet étrange trio durant un an, au rythme des saisons qui passent, pour mieux faire comprendre avec tendresse, poésie et émotion ce lien unique et la force absolue qui unit l’homme et l’animal.
FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DE PUSAN 2008, MEILLEUR DOCUMENTAIRE ; HOT DOCS 2009, MEILLEUR ARTISTE ÉMERGENT
CONTACT : [DISTRIBUTION] KAY KWAK/INDIESTORY l HTTP://WWW.INDIESTORY.COM
2. SHAKESPEARE AND VICTOR HUGO’S INTIMACIES (2008), première œuvre de la Mexicaine Yulene OLAIZOLA

Présentation de Sophie GODIN :
Il y a quelques années, un garçon est apparu dans la maison de Rosa, la grand-mère de la réalisatrice, au coin des rues Shakespeare et Victor-Hugo. Il ressemblait à n’importe quel jeune homme. Était-ce vraiment le cas ? Il s’appelait Jorge RIOSSE. Était-ce son véritable nom ? Autodidacte, il jouait de la musique et peignait avec talent. Génie, ou peut-être bien schizophrène ? Il était fasciné par les femmes… mais sa passion aurait-elle tourné en terrifiante obsession ? Avec une efficacité redoutable, Yulene OLAIZOLA sème silencieusement, à travers son premier long-métrage, les indices menant à la mise en lumière de cette mystérieuse et fascinante énigme familiale.
FESTIVAL INTERNATIONAL DU CINÉMA INDÉPENDANT DE BUENOS AIRES (BAFICI) 2008, MEILLEUR DOCUMENTAIRE ; FESTIVAL INTERNATIONAL DE CINÉMA CONTEMPORAIN DE MEXICO (FICCO) 2008, MEILLEUR DOCUMENTAIRE ; FESTIVAL INTERNATIONAL DE CINÉMA DE SAN SEBASTIÁN 2008, MENTION SPÉCIALE DU JURY
CONTACT : [PRODUCTION] JESSY VEGA/CENTRO DE CAPITACIÓN CINEMATOGRÁFICA
3. THE SOUND OF INSECTS – RECORDS OF A MUMMY (2009), du Suisse Peter LIECHTI

Présentation d’Helen FARADJI :
L’incident n’est pas banal : alors qu’il s’arrêtait pour manger en forêt, un chasseur a découvert le corps momifié d’un homme d’une quarantaine d’années. À ses côtés, un carnet dans lequel le défunt relatait la longue agonie de son suicide par inanition. Adapté du récit qu’en fit l’écrivain Shimada MASAHIKO, The Sound of Insects – Records of a Mummy se veut une expérience sensorielle singulière autant qu’une magnifique ode à la nature. Comme à son habitude, le cinéaste suisse Peter LIECHTI joue des textures et des sons pour relater ce voyage mystérieux par touches impressionnistes et abstraites, tandis que le réalisateur canadien Peter METTLER lit en voix off les écrits du mort. Une exploration saisissante du mystère de la mort.
PLANETE DOC REVIEW VARSOVIE 2009, PRIX MILLENIUM
CONTACT : [DISTRIBUTION] ANDREA HOCK/AUTLOOK FILMSALES l HTTP://WWW.AUTLOOKFILMS.COM
4. LA THÉORIE DU TOUT (2009), de la Québécoise Céline BARIL

Présentation d’Éric FOURLANTLY :
Qu’ont en commun un mineur d’Abitibi, un bûcheron de la Côte-Nord et un animateur de radio innu? Ce sont quelques-uns des humains qui habitent ce territoire qu’on appelle le Québec. À la manière d’un collage impressionniste, Céline BARIL a promené sa caméra aux quatre coins de la province, de visages en paysages, de plages en villages, de ciels en forêts. Le somptueux noir et blanc des images de Julien FONTAINE est bien plus qu’esthétique. C’est l’illustration même de la beauté de ces espaces, de ces habitants, de cet hiver qu’on voit si peu sur nos écrans, une richesse menacée par un siècle qui s’emballe.
CONTACT : [CINÉASTE] CÉLINE BARIL/LES FILMS DE L’AUTRE l HTTP://WWW.LATHEORIEDUTOUT.CA
Comment dire ?
Je ne peux, question de temps et de priorités, assister aux RIDM. En vous lisant et en découvrant vos coups de coeur, je me sens un peu, sinon beaucoup, coupable envers moi-même de ne pas me faire plaisir, beaucoup plaisir.
Merci pour vos résumés.
Merci, M. St-Amour !
Les résumés ne sont pas de moi, toutefois, mais d’Helen FARADJI, Éric FOURLANTLY et Sophie GODIN. Question de temps…
Au plaisir.
Il n’y a pas de quoi.
Effectivement, j’aurais dû dire, les résumés que vous nous avez fait partager.