11 novembre 2009 14h46 · Gary Drechou
À propos l'article Voir Jérémie Kisling, Suarez

Un compatriote suisse faisant le voyage avec "le son des orages" (Le Soleil du 24 octobre) dans ses bagages, cela valait bien de tendre l'oreille. Non ?
"Un talent sûr", me disait-on.
"Un talent certain", m'assurait-on.
"Un certain talent", me susurrait-on…
Stupeur et troublements.
Le concert de Jérémie KISLING n'est pas renversant. Ni vraiment marrant, ni franchement bouleversant. Plutôt flottant. Antimatière ?
La première partie du concert a même tout d'une longue traversée des maux à la rame et en solitaire : jérémiades ?
Et puis, et puis…
Contrairement à tout ce qu'on a pu vous raconter jusqu'ici, Jérémie KISLING est moins "Le Ours" que lamantin:
"Les lamantins sont une origine souvent avancée pour expliquer la légende des sirènes : leur corps peut en effet laisser penser à un buste de femme, surtout pour des marins ayant navigué pendant des mois. De même que le chant des sirènes est assimilé à celui des lamantins – il serait en effet comparé à une lamentation." (Wikipédia)
En fin de partie, donc, KISLING parvient à m'attendrir l'oreille, chantant "J'ai mal", "Nouvel horizon" (en duo avec Gaële) et "Antimatière"…
Pis là, que dire ?
D'un coup d'un seul, le lamantin, cette "vache marine", se métamorphose en sirénien !
In extremis, presque contraint, j'étreins… et claque des mains.