23 mai 2009 12h13 · Gary Drechou
"It's all about characters."
À Cannes, Quentin Tarantino a enfin trouvé un rôle à sa mesure, même s'il s'en défend ("I'm not an American filmmaker, I make movies for the planet Earth") : celui de l'"American bastard". Dans une conférence de presse, probablement gonflé par la présence de deux "bombes" à ses côtés (Diane Kruger et Brad Pitt), il en a lâché toute une :
"They're all here [in Cannes], except for Canada [hahahaha]… That's a country [hahahaha] !? I'm sorry [hahahaha]."
Quel plaisantin, ce Quantin (hahaha) ! Il a des gaz (hehehe) !? À moins que ce ne soit la grippe porcine (hohoho) ?
Pour son information, le Canada et le Québec sont représentés à Cannes. Ils font même tout pour faire partie de la fête.
Côté bling bling, les sept membres de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) ont ainsi dépensé entre 680 et 1330 dollars par nuit (aux frais des contribuables) pour impressionner les crétins de la Croisette et jouir d'une jolie vue sur la mer.
Côté obscur, le québécois Xavier Dolan, vingt ans, vient de rafler trois des quatre prix remis en marge de la Quinzaine des réalisateurs pour J'ai tué ma mère, son premier film. Si "Xavier" ne m'avait pas irrité l'autre jour en quittant ostensiblement la salle de cinéma dans laquelle était projeté Adoration d'Atom Egoyan immédiatement après avoir vu défiler sa bande-annonce, je me serais permis de l'adorer.
M'enfin, si on y pense à deux fois, entre un "p'tit con" (réellement) prometteur et un "grand con" tapageur, y'a pas photo !