8 mai 2009 10h11 · Benoit Tousignant
La traversée des Rocheuses canadiennes à vélo représentait un beau défi, spécialement au début du mois d'avril. C'est qu’en haut, c'est encore l'hiver!! Ma principale inquiétude avant de m'élancer vers les sommets était donc : fera-t-il beau?
Si vous pensez que les services météorologiques servent seulement à vous aider à choisir votre habillement le matin ou à planifier un week-end cinéma ou terrasse, vous faites une grosse erreur!! Le premier objectif de ces prévisions est économique. Elles sont largement utilisées par les agriculteurs, pêcheurs, dans l'aviation et tous les métiers ou les conditions météo jouent un rôle important. Les gouvernements des pays développés dépensent même des sommes très importantes afin de fournir ces précieuses données (500 millions par an au Canada).
Faute de moyen financier suffisant, les pays les plus pauvres sont généralement dépourvus de tels systèmes de prévision. Ce problème sera d'ailleurs de plus en plus important à l'avenir. Avec les changements climatiques, les agriculteurs ne pourront plus compter sur la tradition et l'expérience du passé. Partout sur la planète les « normales météo » n'existent plus. Les événements météorologiques imprévus et violents seront de plus en plus fréquents. Pas facile de s'adapter, même chez nous!
Pour ma traversée des Rocheuses, heureusement pour moi, Miss météo était de mon côté. Mais je me souviens avoir traversé la chaine des Tian-Shan au Kirghizstan l'été dernier sans connaître les prévisions du temps. À bien y penser, j'ai été chanceux. Mais la chance, lorsque l'on parle de survie, ce n'est pas toujours suffisant…
Source : La lutte contre le changement climatique : un impératif de solidarité humaine dans un monde divisé – Rapport mondial sur le développement humain 2007/2008
Pour en savoir plus sur le projet CycloNomade visant à sensibiliser les jeunes canadiens aux enjeux environnementaux planétaires.