4 septembre 2010 16h54 · Céline Lenoir
Pour quiconque voyage peu, ce tour du monde cinématographique est tout de même tout un périple.Très abordable, il nous emmène partout dans le monde.
Ces derniers jours, grâce à la pellicule, j'ai vu bien du pays. Tout d'abord, Montréal, ma ville natale présentée en "39 fragments" dans un magnifique documentaire rempli de poésie! Eh oui enfin!
Notre regard et notre attention sont attirés vers le côté humain et artistique des choses car c'est là que le cinéaste nous emmène.
Il y aura cette visite des immenses lieux d'entreposage où nous prenons conscience du laborieux travail accompli par les préposés au recyclage des rébuts de la ville. Nous rendrons visite à certains organismes à vocation humanitaire. Parmi ceux qu'on nous présente, le plus remarquable de tous, apporte une aide concrète,simple et efficace aux pays d'amérique latine. Son leitmotiv: "Réparons des vélos, le plus de vélos possibles…"
Impossible de vivre sans musique et pour que la fête commence on se paie un concert de l'orchestre Pourpour qui fait valser enfants et adultes.La danse ne s'arrête pas là puisque tout au long du film nous suivons la démarche créative d'une chorégraphe et d'une danseuse pour la préparation d'un spectacle de danse contemporaine. Toutes deux amoureuses du geste et de l'expressivité, elles nous communiquent leur passion à travers la beauté des mouvements de cette chorégraphie.
Puisque la ville est animée par les mouvements de ceux qui l'habitent, les défilés et les fêtes comptent parmi les événements à souligner.Un défilé des Noëls du monde où se côtoient Pères Noel et Saint -Nicolas saura nous faire oublier pendant un moment, que l'Amérique a relégué ce dernier aux oubliettes. Les parents heureux de voir la joie de leurs enfants, semblent presque oublier qu'ils sont des adultes.
Montréal vue à travers le regard de ce cinéaste, nous apparaît comme une ville où règne la poésie et l'humanisme, une ville avec des espacesde nature. Nous l'oublions trop souvent!
D'abord il nous emmène au parc de La Visitation où vivent de nombreuses variétés d'oiseaux, qu'admire une visiteuse en poste d'observation. Puis nous voici près des étangs du jardin botanique où se cotoient petits rongeurs, oiseaux et palmipèdes aux couleurs chatoyantes.
Une autre protagoniste de ce film : la neige. Tenant presqu'un premier rôle puisque ce beau film commence et se termine en hiver par une journée enneigée.
Ce documentaire met l'accent sur la beauté de ce magnifique hiver qui donne la possibilité aux adultes comme aux enfants de s'amuser grâce à cette belle neige qu'il nous envoie. Il donne à penser que nous ne profitons pas assez des bienfaits de cette saison pour ne penser qu'aux inconvénients .. Toujours pressés et si stressés, nous en voyons rarement les avantages.
Le film terminé, j'ai vu quelques autres productions cinématographiques récentes qui m'ont fait voyager, cette fois, à travers le monde dans des époques et des lieux où je ne suis jamais allée et où il ne sera pas possible de me rendre.
Heureusement, il y a le FFM!
J'ai apprécié énormément "39 fragments d'urbanité" j'ajouterais "d'humanité"! C'est d'ailleurs ce mot que j'avais compris et retenu en choisissant mes films, avec une amie. Mais notre choix était excellent.Ce film urbain est très humain et je me suis vraiment laissée glisser à l'intérieur comme nous l'a si gentiment suggéré son réalisateur au cours de sa présentation !
J'adore le cinéma et les festivals de cinéma! Il fait souvent bon de vivre à Montréal, cette ville francophone, ouverte sur le monde! Surtout quand on y jette un regard semblable à celui de ce poète et, ce cinéaste d'ici, sensible à la beauté de l'univers et à la bonté des gens. J'apprécie son talent et sa persévérance et plus que tout, ses perceptions remplies d'espoir.