30 janvier 2010 12h47 · Claude Perrier
Un concept d'abribus flexible, que l'on peut assembler comme-ci ou encore comme-çà, selon l'endroit ou l'achalandage prévu, c'est très bien. Mais ce n'est vraiment qu'un premier pas, la moindre des choses. Parce que ce type d'abribus nous maintient malgré tout à l'Âge de pierre.
L'Âge de pierre? Effectivement. En été, aucune climatisation. Avec pour conséquence que si la température est étouffante, l'usager de la STM va crever de chaleur dans son nouvel abribus modulable, au design gagnant… Et puis, en plein mois de janvier alors que le mercure oscille entre moins vingt et moins trente, avec un vent du nord-ouest dans les trente kilomètres, cette caverne vitrée non chauffée ne vaut guère mieux qu'une authentique caverne de la préhistoire. L'Âge de pierre, que je vous dis.
Au moins, ces nouveaux abribus sont-ils à l'épreuve des graffitis de tous ces vandales qui polluent notre espace visuel? Pas un mot à ce sujet. Mais on peut présumer qu'ils ne le sont pas (parce que sinon, c'est sûr qu'on nous l'aurait claironné!).
Donc, voilà ce qui ressort en fin de compte de toute cette affaire d'abribus modulable ayant remporté le concours de design: l'été pas de climatisation, l'hiver pas de chauffage, et fort probablement plein d'hideux graffitis à longueur d'année. Ouais… Mais, au moins, si l'on regarde le véritable bon côté là-dedans, cela fait toujours un toît au-dessus de notre tête tandis que nous attendons cet autobus qui n'arrive pas…