Gène sans-gêne

21 septembre 2009 16h23 · Claude Perrier

Être sur la même fréquence suffisait amplement, il n'y a pas si longtemps encore, pour que l'on parvienne à dénicher l'âme-soeur.  Ce qui serait étonnamment devenu assez vieux jeu, par les temps qui courent…  À présent, ce ne serait donc plus la fréquence mais plutôt la bonne séquence d'ADN qu'il faudrait rechercher.  N'est-ce pas follement romantique que cela?

Et quoi de plus follement excitant qu'une structure en double hélice d'acide désoxyribonucléique particulièrement bien tournée, hum?  Rien que d'y penser, on… on… disons qu'on en rêve…  De quoi aller, sur-le-champ, s'acheter des tas de magazines consacrés à la génétique, pour ensuite regarder avec envie les pages centrales montrant les génotypes du mois.  Ah… mais, qui viendra maintenant prétendre que là où il y a du gène il n'y a pas de plaisir?

Bon, on rigole, on rigole, mais l'amour, c'est tout de même un gros pensez-y-bien!  Et même Napoléon Bonaparte avait su, à son époque déjà et uniquement avec les moyens du bord alors disponibles, en mesurer toute la gravité pour qu'il écrive: "L'amour est une sottise faite à deux."  Peut-être bien que Joséphine et lui avaient quelques atomes crochus, par-ci par-là, mais qu'en était-il de leurs séquences si vitales à leur bonheur?  Leurs séquences d'acide désoxyribonucléique?  Voilà, relativement à une des grandes conquêtes napoléoniennes, soit Joséphine, une question cruciale à propos de laquelle l'Histoire ne nous a encore rien appris.

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