20 septembre 2008 13h26 · Claude Perrier
Bien que de très larges pans idéologiques nous éloignent l'un de l'autre, depuis la question de la religion, en passant par celle du syndicalisme et, aussi, une vision politique complètement aux antipodes, je partage néanmoins fortement la préoccupation de Pierre Vadeboncoeur relativement à ce savoir accumulé qu'on abandonne, en ignares, "sur le côté du chemin".
Et, à voir à quel point le mot culture a le dos large aujourd'hui, il me semble assez incontestable de dire que la culture des uns s'avère bien souvent l'inculture pour d'autres. Ce que l'auteur-compositeur et interprète Paul Simon a pour sa part déjà exprimé ainsi: One man's ceiling is another man's floor…
On pourra trouver notre époque bien désespérante, ne générant presque plus (en apparence) que des consommateurs pressés de se procurer, sitôt mise en marché, la toute dernière merveille technologique - mais une merveille trop souvent inutile pour peu qu'on y regarde de plus près. Nous sommes à l'ère du grand gaspillage, tant de l'intellect que des ressources non-renouvelables. Mais, aussi déçu que je puisse être de la tournure des choses, je garde malgré tout confiance. La bêtise ne pourra durer qu'un temps, non?
L'Histoire de notre monde n'est-elle d'ailleurs pas comparable à un gros balancier? Quand le mouvement ne peut plus aller davantage dans un sens, il repart toujours dans l'autre. Parce que, comme l'a écrit l'auteur français André Maurois, l'histoire est un perpétuel recommencement. Après la pluie, le beau temps, dira-t-on plus prosaïquement…
Oui, monsieur Perrier, nous sommes à l’ère du gaspillage et le slogan de ce temps est »CONSOMMER POUR ÊTRE. » Heureusement que je m’en suis sortie. Aujourd’hui je mise plus sur la récupération, la transformation et je m’abandonne à la créativité.
Le dîner tire à sa fin alors je vous dis au revoir.