21 décembre 2008 12h57 · Christian Boisvert
À propos l'article Voir 1408
Voilà donc un chasseur de fantômes qui se promène d'hôtel en hôtel à la recherche de chambres hantées. À chaque fois qu'on lui en présente une, il ne se passe rien ou encore une explication logique vient conclure l'enquête. Mais voilà qu'il entend parler de la chambre 1408 dans un hôtel de New York. Il s'y rend, mais le propriétaire refuse de lui ouvrir la porte de cette suite où tous ceux qui y ont séjourné sont morts dans des conditions mystérieuses, en moins d'une heure. Notre chasseur de fantômes croit donc, encore une fois, à un mensonge. Il réussira néanmoins à obtenir la clé de la chambre. Mais, cette fois, l'horreur est au rendez-vous.
Je rejoins Manon Dumais dans son commentaire: on a pris une histoire qu'on aurait pu nous présenter en une heure et on étire la sauce pour la faire durer 1h45. Ça donne un film où, oui, il y a quelques belles trouvailles, que je ne dévoilerai pas ici pour ne pas vendre la mèche. Mais ça donne surtout de nombreux clichés. On s'entend que dans à peu près tous les films fantastiques de ce genre, il y a une scène se déroulant dans une salle de bain et où la réflexion du miroir nous montre soudainement un personnage inattendu! C'est bien sûr le cas ici.
Du côté scénario, c'est mince, mais voulu ainsi. Le personnage de Cusack se retrouve seul pendant une bonne partie du film. Il ne fera donc que murmurer ses impressions qui seront enregistrées sur un magnétophone de poche.
La réalisation n'est pas mauvaise, mais pour un film d'horreur, elle n'impressionne pas non plus, ce qui est un peu embêtant. Côté acteurs, Cusack est intéressant et Samuel L. Jackson n'est pas bien exploité alors qu'on lui attribue un petit rôle de faire valoir.
Je me suis amusé à lire certains des commentaires de mes collègues scribes ci-dessous concernant l'interprétation du numéro de la chambre. Beaucoup plus prosaïquement, et tel que mentionné dans le film, dans cet hôtel (tout comme dans beaucoup d'édifices de par le monde!) il n'existe pas de 13e étage. La chambre 1408 se retrouve donc, en réalité, au 13e étage et son numéro aurait dû être 1308. À partir de là, les amateurs de numérologie ont de quoi s'amuser!
Voilà donc un film honnête mais loin d'être excellent, qui amusera peut-être un peu les amateurs de films d'horreur, mais qui m'aura quand même laissé sur ma faim.