30 avril 2011 17h59 · Caroline Mercier
Perdre son père au préambule de l'adolescence est certainement un événement traumatogène grave surtout si ce père est celui à lequel on identifie, qui partage nos valeurs et nos passions. Ce film aurait pu être traité avec des pointes de gravité mais c'est avec le regard de l'adolescence qu'il a été réalisé. Voilà un film lumineux qui raconte l'histoire d'un jeune garçon qui pour survivre à la mort de son père décide d'agir et de réaliser son rêve plutôt que d'attendre passivement que la vie reprenne son cours. L'audétermination est au coeur du récit. Dans cette période douloureuse de sa vie, ce jeune (magnifique: Antoine Olivier Pilon), qui ne peut bénéficier du soutien familial, bénéficie de la protection des adultes présents dans son environnement: un ami du père (Guillaume Lemay-Thivierge, tout à fait juste), une enseignante disponible, un employeur…Voilà un film tout bien balançé et réaliste qui aborde des thèmes universels dans un décor qui donne envie de plonger dans l'été pour oublier la grisaille de la vie. Voilà un film qui parle de confiance en soi et envers les autres dans leur capacité à nous venir en aide et de ses petites vengeances réalisées avec un peu d'humour et sans méchanceté. Voilà un film qui nous raconte la vie quand elle se vivait au présent. Il réfère à une époque où la musique était tuteur de résilience…
J'ai beaucoup aimé ce film…un feel good movie qui réfère au passé mais qui nous fait vibrer dans le présent.