35 ans, déjà….

31 août 2011 17h16 · Camille Marchand

Quand les attentes sont claires, pourquoi être déçue?
Le Festival des films du monde n'est plus un festival de l'industrie du cinéma (s'il l'a déjà été), c'est un festival à hauteur d'hommes, ceux qui s'expriment à travers cet art et ceux qui aiment ces rencontres entre créateurs et cinéphiles. Quelques jours après la fébrilité d'un festival qui fait vibrer sur tous les plans, esthétique, émotif et surtout pour la conscience qu'il éveille…., quelques jours après ces incursions dans des réalités diverses et parfois si proches dans leur humanité…reviennent donc en mémoire des images marquantes. Notre propre bande-annonce d'un festival déjà révolu.
Première image, un visage, celui de d'un des protagonistes du film iranien, Here without me de Barham Tavakoli, une relecture de La ménagerie de verre de Tennessee Williams. Ce film sans grand moyen est d'une grande sensibilité et les acteurs sont d'une présence qui nous habite longtemps.
Le drame humain ainsi que celui d'une société s'entrelacent habilement.
Il y a aussi cet enfant qui écoute La rumeur des pierres, film vénézuélien de Alejandro Belleme Palacios. Le bonheur, ici, dans les quartiers durs de Caracas, touche les êtres à travers sa seule résonance qu'il faut apprendre à écouter…
Mon carnet de notes, recèle de ces souvenirs, comme un florilège de moments à garder en mémoire.
Je ne pourrais pas passer sous silence, toutefois, la rencontre avec Lelouch.
Je craignais la grosse tête, non, j'ai découvert un homme d'une grande intelligence. J'ai compris pourquoi j'étais une inconditionnelle…et il réinvente l'écriture cinématographique avec tous les risques que cela comporte….Je m'incline devant son génie et son audace….

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