"César et Rosalie" de Claude Sautet, la mansuétude des dieux.

26 mai 2010 15h20 · Black Dolphin

À propos l'article Voir César et Rosalie

César l'aime. Il vit
avec elle. Rosalie… David surgit. Du passé…

César va rire, il va
crier et il se fâche et il s'agite et il sourit, s'inquiète,
s'attendrit…

Rosalie hésite, elle va
de l'un à l'autre, de César à David, de David à César.

Et puis elle disparaît.

Et puis elle revient,
enfin.

Elle revient en fin de
film et l'image se fige.

Moderne comédie de
moeurs? Histoire d'amour triangulaire? Histoire d'amitié virile
entre deux amoureux rivaux que leur différent finira par rapprocher?

« César et
Rosalie
 » est peut-être et avant tout une fable
fantastique. Une fable aux accents de tragédie antique où Yves
Montand qui comme à son habitude – et brillamment – surjoue,
incarne le seul être humain de l'intrigue là où Romy Schneider et
Sami Frey, personnages evanescents qui posant leur regard sur César
ont pour unique expression ce sourire léger, généreux et
indulgent figurent des demi-dieux diaphanes qui avec bienveillance
observent leur mortelle créature.

Et, omniprésent dans le
film – comme dans l'oeuvre de Sautet qui fouillera en profondeur ce
motif dans « Les Choses de la Vie » -, la voiture
et la route. Et l'accident, jamais bien loin. L'accident comme la
mort qui plane sur le destin de l'humain qui se débat.

« César et
Rosalie 
», ou la discrète mansuétude des dieux.

Black Dolphin

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