27 novembre 2011 12h50 · Bernard Wheeley
À propos l'article Voir Four Minutes if You Bleed
Les productions Powerplay présente au théâtre Centaur «Four minutes, if you bleed» jusqu’au 3 décembre. Vous comprendrez qu’il n’est pas étonnant que l’on réfère au hockey. Cette pièce a été écrite en deux temps par Ned Cox et Alexandria Haber qui joue également une des quatre sœurs dans la pièce. Ce qui est devenu le 1er acte de « Four minutes… » a été joué au Zoofest Festival en 2009. Suite à des commentaires de spectateurs, les auteurs ont décidé d’écrire une suite plus magique. Cette nouvelle mouture de deux heures passe très vite. C’est, à mon avis, un bon spectacle de théâtre d’été dans l’esprit du Temps des Fêtes.
Visuellement, la scène est divisée en deux parties égales. Côté jardin, la section des filles, côté cour celle des gars- banc des pénalités, bar, garçonnière. Quand on joue d’un côté, l’autre est dans le noir. Le décor simple mais efficace et les accessoires peu nombreux définissent très bien les lieux multiples.
La pièce débute, fin mai début juin, la veille du mariage de Jane (Paula Jean Hixson), femme stressée, organisée et contrôlante. La scène se passe autour d’une table de cuisine où toutes reçoivent les dernières directives de Jane. Beth ( Alexandria Haber), une des sœurs de Jane arrive à la dernière minute, une chose qui ne se fait pas. Les préparatifs se déroulent pendant un match télévisé de hockey. Les filles boivent leurs «drinks» avec une paille dont l’extrémité est en forme de petit pénis. Elles ont du plaisir, elles sont excitées et les farces salaces fusent de partout. Vraiment une belle soirée de filles où toutes les folies peuvent se dire. Le texte est truffé de «one liners» très drôles réparties également entre chacune des comédiennes. Une belle complicité intergénérationnelle s’établit entre la sœur la plus jeune Sabina (Amelia Sargisson) et l’ainée, Tilly, (KC Coombs) particulièrement hilarante parce que complètement déconnectée de la réalité.
Chez les hommes, les scènes se passent au banc des pénalités où Randy (Carlo Mestroni) engueule constamment l’arbitre à grands coups de «F Word».Il jase avec le joueur puni de l’autre équipe James (Shawn Campbell). Randy est le futur mari de Jane et Shawn est le conjoint de Marie (Paula Costain), femme de carrière et amie de la famille. Même si tous les deux sont maniaques de hockey, ceux-ci ressemblent à «the odd couple».
Ma seule réserve avec cette pièce, c’est qu’on n’avait pas besoin de références au hockey pour nourrir l’histoire de la famille. Cet angle pouvait être bon pour le marketing, mais n’apporte que de la vulgarité à la pièce. Les deux compères auraient pu être des vendeurs parlant de cul dans un bar de danseuses. Ce mariage hockey et histoire familial est un mauvais mariage, tout autant que ceux de Jane qui se fera «dumper» au pied de l’autel par Randy et de Marie qui découvre que son mari l’a trompée avec une étudiante. Comme fin de 1ère partie, ça finit sur un flop matrimonial.
La deuxième partie, se déroulant la veille de Noël, reprendra la même structure que dans la 1ère partie. Les filles sont dans la cuisine où Jane, (qui d’autre), organise le Réveillon, donnant à chacune ses instructions. Les gars, quant à eux se morfondent dans la garçonnière. Heureusement que le Père Noël, le vrai, très bien joué par Neil Napier, un peu cochon sur les bords, utilisera sa magie pour réparer les pots cassés, transformer les mauvais mariages et conclure sur une bonne note un bon show.
À voir pour digérer la farce.