2 mai 2011 12h44 · Bernard Pottier
Grâce au VOIR, j'ai pu entendre et voir de près le romancier Alexandre Jardin, dans un long entretien de 75 minutes. C'était la première fois que je mettais les pieds au Festival Metropolis Bleu, tout comme je n'avais jamais mis les pieds en-dedans du Holiday Inn Select Centre-Ville. Un petit événement mondain, qui a pris un tour sérieux, car la salle était totalement silencieuse tandis que s'exprimait l'auteur français.
Celui-ci s'est révélé intéressant et articulé. Malgré que l'essence de son propos ne soit pas nouvelle – qu'on songe notamment au "Uranus" de Marcel Aymé, les tentatives de déboulonner l'imaginaire résistant d'après-guerre rencontrent encore, dans l'Hexagone, beaucoup de résistance! S'il fallait ne se souvenir que d'un élément, c'est celui-là que je retiendrais.
La conversation autour du thème plus personnel de la famille d'Alexandre Jardin, avec une dimension plus psychologique, fut la source d'une discussion sur le thème du rêve. Amusant, de la part d'un romancier surtout connu pour ses écrits fleur bleue. Je dis cela sans jugement, car s'il faut réhabiliter le mélodrame, on ne pourra jamais se tromper avec "Fanfan" comme point de départ.
Toutefois, avec son nouveau livre "Des gens si bien", l'écrivain confirme de belle façon qu'il est totalement rendu dans une autre gare.