28 février 2011 21h57 · Bernard Pottier
J'ai décidé de tenter le coup au Hachoir en un lundi tristounet et, sans que le restaurant soit mauvais, je ne peux pas dire que je comprends la pâmoison que ce resto, dans certains cercles, semble susciter. Le menu ne recèle pas de grandes inventions, et l'exécution laissait franchement à désirer.
Peut-être ai-je fait erreur en ne commandant pas dans le porc et le cerf, leur spécialité. Quoi qu'il en soit, j'ai choisi le Crab cake. Premier problème: alors que le menu listait ce burger avec aïoli et jalapenos, ces deux ingrédients se sont révélés parfaitement introuvables. Aussi, il manquait de mayonnaise pour accompagner les frites, malgré que je n'ai commandé que la demi-portion (moitié frites, moitié salade).
Suis-je devenu fine bouche à force de fréquenter des restos éclatants et roboratifs? L'accra de crabe se défendait fort bien comme proposition isolée, mais n'arriverait pas à la cheville des établissements spécialisés en cuisine africaine. Le restaurant Gorée, sur Crescent, tout comme les Grillades Firenze, sur Beaubien, en offrent la version authentique, qui vous accrochera le sourire indépendamment de la dose, bienvenue et généreuse, d'omega-3.
Vous l'aurez compris: quand le menu décrit les ingrédients de votre commande, j'aime bien que ceux-ci se retrouvent par la suite dans l'assiette. Autrement, on risque de rester quelque peu sur notre faim. Quelques desserts semblaient intéressants, mais quand l'assiette principale ne convainc pas, il y a peu de chances que j'en commande.
Le Hachoir met donc de l'avant un proposition quelque peu contradictoire: des burgers haut-de-gamme qui, une fois préparés, manquent étonnamment de créativité. En lisant le menu, le concept a tout pour plaire et piquer la curiosité. Un travail mieux assuré, en cuisine, sera sans doute nécessaire, à terme, pour permettre au restaurant de survivre.