16 novembre 2009 17h24 · Bernard Pottier
Les deux expositions présentées à la Galerie de l'UQAM se complètent bien; je dirais même qu'elles se répondent l'une à l'autre, comme des vases communicants. Pour ce qui est de Oscar Munoz, le commentaire précédent exprime parfaitement de quoi il s'agit: un ilôt de paix au milieu de la jungle (urbaine? colombienne?)
Simon Bertrand, lui, s'attaque plutôt à des oeuvres qui ont traversé les millénaires: la Bible, et l'Odyssée d'Homère. S'imposant une disciple de fer, il a décidé de travailler à la manière des moines copistes, et de retranscrire ces deux textes sur des toiles à peinture. Sa calligraphie, à elle seule, vaut le détour: c'est petit, mais beaucoup plus esthétique que le format "4 points" de mon traitement de texte. Et comme il faut parfois prendre une pause, il tente alors de dessiner le cercle parfait. Par contre, les nombreuses ratures me font interroger: veut-il nous dire que son projet s'apparente à la quadrature du cercle?