Frappée de plein fouet

18 mai 2011 13h07 · Béatrice André

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Fatih Akin s’impose comme l’un des réalisateurs les plus essentiels de l’Allemagne actuelle. Il symbolise par son parcours la réussite de certains enfants issus de la forte immigration turque après la chute du mur, mais aussi, par quelques-uns de ses personnages,  de la difficulté d’adaptation de plusieurs d’entre eux en raison d’un environnement familial hostile à l’intégration. Gegen die Wand est son film le plus incroyablement renversant, d’une force brute qui vous met k.o. devant tant de génie. C’est le premier volet d’une trilogie qui s’enchaîne avec Auf der anderen Seite (De l’autre côté), excellent également, et dont la troisième partie est à venir. Les deux films ont toutefois des histoires distinctes et peuvent donc se regarder individuellement.

Tout dans ce premier volet captive, il n’y a pas une seule seconde d’inutile, de faible. Et il y a surtout le sourire ensorcelant de Sibel qui symbolise sa soif de vivre, son arme face à sa dure réalité. Fatih Akin a prouvé par Soul Kitchen qu’il sait également briller dans l’art de filmer des histoires plus légères, mais s’il est un seul film qu’il vous faut voir pour prendre réellement conscience de son formidable talent, c’est Gegen die Wand.

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