Quand la poudre est tombée sur Chicago…

8 mars 2011 15h17 · fabre alain

Un jour je raconterai l'histoire de l'idée du liberalisme flamboyant qui domine ce monde, au nom de l'argent roi. Et je raconterai pourquoi les ressources humaines sont justement devenues des variables d'ajustement, et pourquoi chaque travailleur de la planète a du apprendre à devoir "se vendre" comme une putain? Choquant mais pas tant que cela. En y reflechissant bien a ce vocabulaire "naturel" du DRH, fleure fort celui du mitan, de la mafia.
J'aimerai raconter les calculs qui firent s'écrouler le MUR, pour lequel je n'ai d'ailleurs aucune nostalgie, et les conclusions évidentes qu'en tirent chaque jour, nos poupées de cire gouvernementales, sans savoir d'où émane la pensée libérale pestilentielle, et comment ils trouvent "naturels" de dénoncer par exemple que l'accès aux soins, à l'energie, à l'eau, à l'éducation, à la sécurité en arguant que cela constituerait des avantages indus accordés sans discernement par des états providences ….
Suis je capable de l'aborder seulement en pensée. L'histoire, voilà que je m'emballe car j'ai mis le doigt sur un truc énorme et voilà que mon bras va y passer en entier et que cela sent la merde et le sang..
Quand a-elle commencé mon histoire qui apparaît au grand jour avec l'avènement du trio incroyable composé d'un acteur de secong rang, d'une politicienne frigide, et d'un pape ex representant de commerce, en passe de béatification rapide. Tous pourfendeurs de l'état bien être et des idées folles de gratuité qui irradiaient du bloc de l'est et contaminaient l'imaginaire des besogneux de l'occident.
Cette histoire incroyable s'amorçe t-elle avec les Kennedy? avec Nixon?
Deux acteurs s'imposent devant l'histoire. Ils font la mise en musique de cette belle saga du liberalisme nécessaire, du marché comme panacée et surtout du profit royal dû à l'actionnaire. Tous les deux récomprenses par un prix Nobel. Kissinger et Friedman.
Voilà l'histoire que j'aimerai raconter.
Imaginons une seconde un congrés US qui rechigne à debloquer des fonds pour les guerres sales, des "entreprises" sales . J'aimerai bien savoir raconter cette histoire les milliers de morts de l'Amerique latine et ceux de Colombie le beau pays de la coca. Il y a aussi ce génial, général North qui s'active et qui sera jugé comme Noriega. A t-il été puni?
Mais je me trompe . Peut -être que la mafia avait déjà penétré profondémént le mecanisme du pouvoir , déjà sous Hoover?… Peut être déjà au mitan de la guerre, en 1943 quand des banquiers US se partageaient déjà les richesses du monde bien tandis que personne ne connaissait l'issue ( dixit MMe Mitterand)
Bon l'histoire devient ridiculement simple. Elle raconte l'accumulation extraordinaire de billets qu'il faut passer à la machine à laver. Tellement des masses de billets qu'il n'y a pas assez de matelas, de coffres, de banques, d'iles assez grandes pour les contenir.
En 1979 le budget de la prostitution en France était déjà supérieur à celui de la régie Renault. Il y a encore les ressources des tripots, des trafics, des casinos et ceux de la drogue qui vont exploser . Alors tous ces caïds en còls blancs, se demandent comment skier dans la poudreuse, car aux USA, maisaussi partout ailleurs, en Italie depuis la libération, en France avec la french connection, cela existe et embellit, mais c'est aux USA que se passe l'histoire, ce fric qui ne demande qu'à s'investir est aussi haut que l'Empire State Building et cet ouvre largement les portes dans les cercles proches du pouvoir.
Je ne sais pas comment cela s'est produit mais, je crois qu'au début la mafia fut heureuse de placer son argent en bourse, sans demander rien de plus qu'un blanchiment honnête en échangee d'un rendement même nul. Mais les loups gardent leurs dents et restent loups pour la femme et pour l'homme. C'est plus tard en compartant le rendement de la poudreuse ou celui des travailleuses du trottoir avec ceux ridiculement faibles d'une activité normale, fonderie, cimenterie, transports etc… qu'elle a été amenée, la mafia, à s'interroger sur le bien fondé des avantages sociaux. Les fameuses niches de dépenses "incroyables " chères à nos managers..
Ils les ont suivi unanimement, les banquiers, les décideurs de l'époque, en opinant gravement du menton. Ils se sont sont rangés à leurs côtés avec joie, eux qui n'en finissaient pas de donner, donner, donner, à des "faineants", c'est à dire ceux qui produisent la richesse….
Telle fut la raison de l'avènement du libéralisme que nous connaissons aujourd'hui. L'intrusion et la diffusion soudaine de la philosophie mafieuse dans le discours financier et boursier…. Bref une histoire de merde et de sang.
Il fallait un théoricien pour argumenter à propos de la loi de la jungle. Et ce fut Friedman un mètre soixante, et cinquante kiilos, le pauvre lui qui n'aurait jamais pu devenir male dominant, même seul de son sexe, au sein d'une troupe de geunons celibataires, se trouva investi de cette mission fondamentale : rappeler à qui appartiennent les choses, denoncer les avantages indus, les coûts sociaux qui atteignent de plein fouet les dividendes….
Nous étions en pleine guerre froide rappelons nous. Brrr
Rapidement avec le MIT les Chicago boys trouvèrent une multitude de tribunes et de micros. Ah la liberté de l'information anglo-saxonne… Et trois seconds roles montèrent sur le devant de la scène pour s'attaquer à l'empire du mal… Il avait bien fallu empoisonner le pape d'avant , celui qui régna deux mois, et s'écroula sous le poids de sa charge paraît-il, mais cela n'interesse plus personne….
Un an de grève de dockers, de mineurs après Margareth triompha, elle qui s'évanouissait à la seule vue de la reine, Reagan denicha la guerre des étoiles celle qui permit d'enfoncer définitivement l'URSS et son representant exhalté, le seul qui croyait, qui pensait emmener son pays en pente douce ver les rives de la démocratie. Il ne semble pas que l'homme ait senti "la main de fer dans le gant de velours"….La poigne de la main noire qui avait su dénicher un homme à sa botte : Ieltsine.
Gorby a fait le beau partout dans le monde "libre" en portant sa croix. Sur son front en forme d'URSS.. Il devrait être béatifié cet homme comme JP Two.
Le monde redoublera sa course folle .
L'histoire ne serait pas une histoire très belle. Il y a aura Bush l'élu de la triche, et des armes des destructions massives, celles qui tuèrent 200000 iraquiens,pendant la fausse guerre d'Iraq et ses frappes chirurgicales . Mais cela n'interesse plus personne. D'ailleurs ils ont à présent la Libye en point de mire avec son pétrole si léger même ceux. qui lui dressaient la tente dans les jardins de l'Elysée…
Il y aurait les crises sans fin dans cette histoire, du chomage de masse, et des gouvernants désinteressés qui distribuent le bien public en donation partage vers certains desinteressés qui veulent prendre leur part de fardeau, et la bourse qui réagit à la moindre colique d'un ministre courageux qui pioche dans nos poches pour ne pas décourager Wall Street.
Car la morale de l'histoire serait que le capital doit rapporter, cela me rappelle "Le talon d'acier", un beau livre prémonitoire aussi comme le mien en quelque sorte. Mais de qui i deja?
Les morts des rendements à deux chiffres… Le pouvoir impitoyable de la mafia sur le pauvre monde…
Voilà l'histoire que j'aimerai raconter si je connaissais la chute , je sais qu' elle plairait. Car c'est une histoire vraisemblable…
J'ai déjà trouvé le titre : Quand la poudre ( la blanche? est tombée sur Chicago dans les années septante.
Et la chute n'est-elle pas la guerre prévisible avec la Chine?
Vraisemblable NON?

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