Péniblement engoncé dans mon corps tordu, je me lève. Je ne peux décidément pas m’abandonner, sur le divan, à la compresse froide dans le bas de mon dos qui doit faire résorber l’inflammation de l’entorse lombaire qui m’affecte tandis qu’à la Cinquième salle de la pda, dans une heure tout au plus, de Tao dance theater foulera [...]
Rarement j’ai vu une salle si calme avant le début d’une représentation. Pas d’agitation ni de grandes conversations; que des murmures qui s’éteignent dans un souffle. L’atmosphère est empreinte de solennité à 0 heure moins 5 minutes. 00 heure moins 3 et toujours aussi calme et 00 heure pile, une voix se fait entendre qui diffère [...]
Je ne puis qu’émettre que diverses hypothèses, qu’élaborer quelques pistes de réflexions afin de comprendre. À quoi bon! Il appert qu’après l’entracte, la salle était évidée de maints spectateurs. Pourtant, la première partie : Awàà, a été ovationnée. L’assistance s’est levée, s’est échauffée les paumes des mains pour saluer le travail des danseurs et la virtuosité, sinon [...]
Il apparait sur la scène dénudée avec pour seul accessoire des lunettes. Et comme instrument : son corps. A-t-on besoin, par conséquent, d’un autre décor ? Le corps se suffit à lui-même. Pointe et ribambelle, mécanique des bras. En fond sonore, José Navas explique sa démarche. Il nous faut alors lier le geste à sa [...]
Pendant que le spectateur rejoint sa place au centre de la rangée, que l’on entame alors la répétition de l’ovation, en se levant, à laquelle aura droit Usually beauty fails, afin de laisser celui-ci s’asseoir, pendant ce temps-là et même avant mon entrée en salle, Brianna Lombardo et Jamie Wright sont sur la scène. Pourtant, il n’est pas [...]
À l’exception d’un bureau et d’une chaise qu’occupera une sténographe, dont le jeu consiste principalement à retranscrire des fragments significatifs de répliques des personnages qui sont projetées contre le mur d’arrière-scène, le plateau est presque dénudé comme si les comédiens allaient se suffire à eux-mêmes. Une console à partir de laquelle le maitre d’oeuvre, Dom [...]
Soudainement, j’ai tout faux. Mon âme perturbée distingue-t-elle encore le réel de l’imaginaire? Ma vision, trompée par l’éclairage, a confondu les murs de la salle à un décor. Ce mur blanc crème aux trois immenses fenêtres dans lesquelles se réfléchissaient, en taches colorés, les spectateurs, dont l’apparence prenait soudainement l’air d’un sapin de noël. Tout faux. Ma certitude vacille. Mon [...]
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