Sombrées lumières

19 décembre 2011 16h54 · Alain Fortaich

À propos l'article Voir Ombres dansantes

Phillipe Baylaucq magnifie la danse avec le film Ora, chorégraphié par José Navas.  Le traitement de l’image par la thermographie et le trois dimensions en font un film à la croisée du dessin et de l’animation, créant l’illusion, dans certains plans, d’une intimité plus que d’une proximité entre le spectateur et les danseurs. 

Même si le décor est sombre, focalisant ainsi l’attention du spectateur sur les danseurs (ses), la clarté est prégnante; captée par la matière, une parois rocheuse semble frétiller sous l’effleure des mains.  Le danseur translucide,  plus nu qu’il ne le sera jamais, traversée par la lumière, participe aux mouvements de son souffle étoilé,  par des gestes qui esquissent leur voie lactée. 

Miroir, miroirs, danse et ronde et rituel.  Le ciel et l’eau, l’haut et le bas.  Puis le centre d’ou tout émerge : les mains tendent les mains à l’infini et les corps infinis se poursuivent inlassablement jusque dans l’effacement de leur forme.  Le groupe et l’unité : tout part du même et retourne au même.  Ora : ora culum.

Classé dans :  Cinéma

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Alain Fortaich

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